Un flou perçu sur le terrain, une règle pourtant très claire dans les textes
La Coupe d’Afrique des nations 2025 a été marquée par des scènes de tension inédites autour de l’arbitrage. Changements d’arbitres tardifs, décisions contestées, sentiment d’injustice chez certains joueurs et supporters… autant d’éléments qui ont nourri la polémique. Pourtant, sur le plan strictement réglementaire, la situation est beaucoup plus claire qu’il n’y paraît.
Ce que dit réellement le règlement IFAB
Les Lois du Jeu de l’IFAB, référence mondiale en matière de football, encadrent précisément la question du changement d’arbitre. Selon les Lois 5 et 6, un arbitre peut être remplacé à tout moment — avant le coup d’envoi, à la mi-temps ou même en cours de match — en cas de blessure, de problème médical ou d’incapacité à poursuivre la rencontre.
Aucune disposition n’impose :
▫️l’accord des équipes,
▫️une consultation préalable,
▫️ni même une annonce anticipée officielle.
Sur le plan juridique, l’instance organisatrice est totalement souveraine.
Les équipes doivent-elles être prévenues à l’avance ?
C’est l’un des points les plus mal compris.
Non, le règlement n’oblige pas à informer les équipes à l’avance.
Dans les faits, les sélections sont généralement averties par souci de transparence, mais cela relève de la gestion opérationnelle, pas d’une obligation réglementaire. Les équipes n’ont aucun droit de veto et ne participent pas à la prise de décision.
Qui décide vraiment ?
La responsabilité revient exclusivement à :
▫️l’instance organisatrice (ici la CAF),
▫️sa commission d’arbitrage,
▫️et les responsables de match désignés.
Ni les joueurs, ni les sélectionneurs, ni les fédérations engagées dans la rencontre n’ont leur mot à dire.
Pourquoi autant de tensions à la CAN 2025 ?
Si le cadre réglementaire est clair, le problème est ailleurs.
Les polémiques observées lors de la CAN 2025 s’expliquent davantage par :
▫️une communication jugée insuffisante,
▫️des changements opérés très tardivement,
▫️un climat émotionnel extrême lors des matchs à enjeu,
▫️et une défiance croissante envers l’arbitrage.
Sur le terrain, le ressenti humain a pris le pas sur la lecture juridique.
Le football, entre règles et perception
La CAN 2025 illustre une réalité incontournable :
ce qui est légal n’est pas toujours accepté,
et ce qui est autorisé n’est pas toujours compris.
L’arbitrage reste un pilier fragile du jeu, où la pédagogie et la transparence sont devenues aussi importantes que le règlement lui-même.
En résumé
▫️Le changement d’arbitre est totalement autorisé par l’IFAB
▫️Les équipes n’ont pas à être informées à l’avance
▫️La décision appartient uniquement à l’organisateur
▫️Les polémiques relèvent davantage de la gestion humaine que d’une faute réglementaire
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