CAN 2025 : pourquoi des stades clairsemés malgré des billets annoncés complets
Depuis le début de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, une situation interpelle observateurs et téléspectateurs : plusieurs rencontres se disputent devant des tribunes partiellement vides, alors même que les billets ont été annoncés comme épuisés. Un contraste saisissant qui alimente interrogations et incompréhensions.
Dans les faits, un billet vendu ne correspond pas nécessairement à un siège occupé. Une part importante de la billetterie est traditionnellement réservée aux partenaires, sponsors, institutions et invitations officielles. Ces billets sont comptabilisés comme vendus, mais une partie d’entre eux n’est pas utilisée le jour du match, laissant visuellement des espaces vides dans certaines tribunes.
À cela s’ajoutent des contraintes logistiques. La CAN se dispute dans plusieurs villes, parfois éloignées les unes des autres, et certains matchs sont programmés en semaine ou en journée. Même munis d’un billet, de nombreux spectateurs renoncent au déplacement en raison des horaires, du transport ou du temps nécessaire pour rejoindre le stade.
L’attrait des affiches joue également un rôle. Les rencontres ne suscitant pas un intérêt populaire fort, notamment celles n’impliquant ni le pays hôte ni des nations très suivies localement, attirent moins de spectateurs dans les tribunes, malgré une billetterie officiellement complète. Beaucoup de supporters privilégient alors la retransmission télévisée ou les cafés, largement fréquentés pendant la compétition.
Enfin, les dispositifs de sécurité et les contrôles d’accès, parfois longs, peuvent décourager certains détenteurs de billets ou entraîner des arrivées tardives, accentuant l’impression de stades vides en début ou en milieu de rencontre.
Cette situation, déjà observée lors d’éditions précédentes de la CAN et d’autres grandes compétitions internationales, ne traduit ni un désintérêt pour le tournoi ni un problème unique propre au Maroc. Elle illustre plutôt le décalage fréquent entre billets écoulés et présence réelle dans les gradins, dans un contexte où les habitudes des supporters et les conditions d’accès aux stades pèsent fortement sur l’affluence visible.