Algérie – Nigeria (0-2) : les Super Eagles trop forts, les Fennecs éliminés
Dominée de bout en bout, l’Algérie n’a jamais réellement existé face à un Nigeria sûr de sa force et supérieur dans tous les compartiments du jeu (2-0). Solides, organisés et cliniques, les Super Eagles valident leur billet pour une demi-finale face au Maroc et renvoient des Fennecs impuissants à la maison.
Un simple coup d’œil aux fiches statistiques avant le coup d’envoi suffisait à esquisser la physionomie de la rencontre : meilleure attaque du tournoi avec douze buts inscrits, le Nigeria faisait face à la meilleure défense algérienne, qui n’avait concédé qu’un seul but jusque-là. Sur la pelouse, le scénario attendu s’est rapidement confirmé.
La première période a pris des allures de partie de chasse. Les Nigérians ont constamment rôdé autour de la surface adverse, mettant sous pression des Algériens timorés et acculés dans leur camp. Les Verts ont longtemps résisté grâce à des sauvetages héroïques : un tacle in extremis de Rayan Aït-Nouri pour contrer Victor Osimhen, puis une intervention décisive de Ramy Bensebaïni empêchant la reprise de Calvin Bassey de franchir la ligne pour quelques centimètres seulement.
La chance semble alors sourire aux Algériens. Une relance complètement manquée offre une opportunité à Akor Adams, dont le petit piqué vient lécher la barre transversale. Même une main de Junior Ajayi dans la surface ne suffit pas à faire basculer le match, l’arbitre restant de marbre.
Osimhen fait sauter le verrou
Mais il en fallait plus pour contenir les flèches nigérianes. Dès le retour des vestiaires, l’inéluctable finit par se produire. Sur un centre précis au second poteau de Bruno Onyemaechi, Victor Osimhen s’élève et place une tête imparable pour tromper Luca Zidane (0-1, 47e), qui n’avait pas encore eu à ramasser le ballon dans ses filets depuis le début de la compétition.
Touchée, l’Algérie vacille. Dix minutes plus tard, Osimhen, encore lui, joue juste en remise pour Akor Adams. L’attaquant n’a plus qu’à éliminer le gardien algérien pour faire le break (0-2, 57e). Supérieurs physiquement, techniquement et mentalement, les Nigérians prennent définitivement le contrôle de la rencontre.
La fin de match se transforme en gestion tranquille pour les Super Eagles. Un poteau empêche même Moses Simon d’alourdir l’addition d’une reprise de la tête. En face, les Algériens, apathiques, ne parviennent jamais à se révolter.
Le symbole est cruel. En 2019, Riyad Mahrez avait crucifié ces mêmes Nigérians d’un coup franc entré dans l’histoire. Six ans et demi plus tard, le capitaine algérien quitte la CAN pour la dernière fois, les larmes aux yeux, sans avoir cadré la moindre frappe pour refermer le livre.
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