Le but refusé à l'Iran face à l'Égypte lors de la Coupe du monde 2026 a immédiatement déclenché une vague d'incompréhension parmi les supporters.
Sur les ralentis, beaucoup avaient le sentiment qu'un défenseur égyptien couvrait encore l'attaquant iranien. Pourtant, après une longue vérification du VAR, le hors-jeu a été confirmé.
Comment une telle décision est-elle possible ?
La réponse se trouve dans la Loi 11 des Lois du Jeu de l'IFAB, qui contient une subtilité souvent méconnue : le gardien de but n'est pas toujours la référence pour juger une position de hors-jeu.
Une idée reçue très répandue
Beaucoup de supporters pensent qu'un joueur est en jeu dès lors qu'il se trouve derrière le gardien adverse.
Cette croyance est fausse.
Le règlement ne mentionne jamais le gardien de but comme référence.
La Loi 11 précise simplement qu'un joueur est en position de hors-jeu s'il est plus proche de la ligne de but adverse que le ballon et l'avant-dernier adversaire au moment où le ballon est joué par un coéquipier.
Autrement dit, ce sont les deux derniers adversaires qui servent de référence, quel que soit leur poste.
Pourquoi le gardien ne compte-t-il pas toujours ?
Dans une situation classique, le gardien est naturellement le dernier adversaire.
Le défenseur placé devant lui devient alors l'avant-dernier adversaire.

C'est pourquoi, dans la plupart des actions, les supporters ont l'impression que le gardien « compte » dans le calcul du hors-jeu.
Mais cette configuration n'est pas une obligation.
Si le gardien quitte son but pour intervenir plus haut sur le terrain, il peut ne plus faire partie des deux derniers adversaires.
Dans ce cas, deux défenseurs deviennent les nouvelles références du hors-jeu.
Le cas Égypte – Iran
Lors de cette action, le gardien égyptien était sorti de sa position habituelle.
Au moment de la passe, il se trouvait plus avancé que plusieurs de ses défenseurs.
Le dernier adversaire n'était donc plus le gardien mais un défenseur positionné près de sa ligne de but.
L'avant-dernier adversaire était un autre défenseur situé quelques centimètres plus haut.
Après l'analyse des lignes de hors-jeu, le VAR a confirmé que l'attaquant iranien dépassait légèrement cet avant-dernier adversaire au moment de la passe.
Même si l'écart était infime, la position de hors-jeu était bien constituée conformément à la Loi 11.
Pourquoi le VAR est-il intervenu ?
Le rôle du VAR n'était pas d'interpréter la règle mais de vérifier objectivement la position des joueurs.
Grâce aux images calibrées, il a été possible de déterminer avec précision la position de l'attaquant par rapport à l'avant-dernier adversaire.

La technologie a confirmé que les critères du hors-jeu étaient réunis.
Le but devait donc être annulé.
Une règle ancienne mais souvent oubliée
Cette disposition ne constitue pas une nouveauté.
Elle figure depuis longtemps dans les Lois du Jeu de l'IFAB.
Simplement, ce type de situation reste relativement rare puisque les gardiens quittent peu souvent leur position au moment exact où une passe décisive est délivrée.
Lorsqu'elle se produit, elle provoque presque toujours des débats.
Pourquoi cette règle est-elle importante ?
L'objectif du hors-jeu est d'empêcher un attaquant de tirer un avantage déloyal de sa position.
Le règlement s'applique de la même manière, que le dernier adversaire soit un gardien ou un joueur de champ.
Ce qui compte n'est pas le poste occupé, mais uniquement la position des deux derniers adversaires au moment où le ballon est joué.
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FAUTE DE MAIN QUE DIT LE RÈGLEMENT ?
Ce qu'il faut retenir
Le cas Égypte – Iran rappelle une règle fondamentale des Lois du Jeu : le gardien de but n'est jamais automatiquement la référence du hors-jeu.
Lorsqu'il sort de sa position et qu'il n'est plus l'un des deux derniers adversaires, le calcul s'effectue uniquement par rapport aux joueurs les plus proches de leur ligne de but.
Cette subtilité explique pourquoi certaines décisions du VAR peuvent sembler surprenantes au premier regard, tout en étant parfaitement conformes au règlement de l'IFAB.
Plus que jamais, le football moderne montre que quelques millimètres peuvent faire basculer le destin d'un match… à condition de bien connaître la règle
Le football ne se résume pas au score. Comprenez les règles qui font la différence.
Pourquoi un but est-il refusé pour quelques millimètres ? Pourquoi le gardien ne compte-t-il pas toujours dans le calcul du hors-jeu ? Que disent réellement les Lois du Jeu de l'IFAB ?
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FAQ – HORS-JEU : POURQUOI LE GARDIEN NE COMPTE-T-IL PAS TOUJOURS ?
Pourquoi le but de l'Iran contre l'Égypte a-t-il été refusé ?
Le VAR a confirmé que l'attaquant iranien était en position de hors-jeu au moment de la passe. La décision a été prise conformément à la Loi 11 des Lois du Jeu de l'IFAB, qui se base sur la position de l'avant-dernier adversaire.
Le gardien compte-t-il toujours dans le calcul du hors-jeu ?
Non. Contrairement à une idée très répandue, le règlement ne fait jamais référence au gardien de but. Il prend uniquement en compte les deux derniers adversaires, quel que soit leur poste.
Que dit exactement la Loi 11 de l'IFAB ?
Un joueur est en position de hors-jeu s'il est plus proche de la ligne de but adverse que le ballon et l'avant-dernier adversaire, au moment où le ballon est joué ou touché par un coéquipier.
Pourquoi le gardien ne comptait-il pas dans cette action ?
Parce qu'il était sorti de sa position et se trouvait plus avancé que certains défenseurs. Il ne faisait donc plus partie des deux derniers adversaires utilisés pour juger le hors-jeu.
Si le gardien est sorti, qui devient la référence ?
Les deux défenseurs les plus proches de leur ligne de but deviennent les références. Le gardien est alors traité comme n'importe quel autre joueur de champ.
Le hors-jeu est-il toujours calculé par rapport à deux joueurs ?
Oui. Le règlement exige qu'au moins deux adversaires (souvent le gardien et un défenseur, mais pas obligatoirement) soient plus proches de leur ligne de but que l'attaquant au moment de la passe.
Pourquoi cette règle surprend-elle autant ?
Parce que, dans la majorité des situations, le gardien est naturellement l'un des deux derniers adversaires. Beaucoup de supporters pensent donc, à tort, que le gardien fait toujours partie du calcul.
Le VAR modifie-t-il la règle du hors-jeu ?
Non. Le VAR n'interprète pas la règle. Il aide simplement les arbitres à vérifier avec précision la position des joueurs au moment où le ballon est joué.
Quelques millimètres peuvent-ils suffire à annuler un but ?
Oui. Si les images du VAR montrent qu'un attaquant dépasse, même très légèrement, l'avant-dernier adversaire au moment de la passe, le hors-jeu est sanctionné conformément aux Lois du Jeu.
Cette règle existe-t-elle uniquement depuis l'arrivée du VAR ?
Non. La règle de l'avant-dernier adversaire existe depuis longtemps dans les Lois du Jeu. Le VAR permet simplement de l'appliquer avec une précision beaucoup plus grande.
Le gardien est-il considéré comme un joueur comme les autres pour le hors-jeu ?
Oui. Concernant la Loi 11, le gardien n'a aucun statut particulier. Il est considéré comme un adversaire parmi les autres.
Ce type de situation est-il fréquent ?
Non. Ces actions restent rares, car elles nécessitent que le gardien soit sorti de sa position au moment précis où une passe est effectuée vers un attaquant.
Pourquoi les décisions de hors-jeu provoquent-elles autant de débats ?
Parce qu'elles reposent parfois sur des écarts extrêmement faibles, difficilement perceptibles à vitesse réelle. Les ralentis et les lignes du VAR rendent ces décisions plus précises, mais aussi plus discutées.
Le cas Égypte – Iran constitue-t-il un bon exemple pédagogique ?
Oui. Cette action illustre parfaitement une règle souvent méconnue : le hors-jeu est déterminé par la position de l'avant-dernier adversaire, et non par celle du gardien de but.
Que faut-il retenir de cette règle ?
Le gardien ne sert pas automatiquement de référence pour le hors-jeu. Ce qui compte, c'est uniquement la position des deux derniers adversaires au moment où le ballon est joué. Si le gardien est sorti et n'en fait plus partie, ce sont deux défenseurs qui deviennent les repères utilisés pour appliquer la Loi 11 de l'IFAB.