Lors du match entre les États-Unis et le Paraguay à la Coupe du Monde 2026, une situation rarissime a attiré l'attention des observateurs et des arbitres du monde entier.
Au cours de la rencontre, l'arbitre néerlandais Danny Makkelie avait initialement adressé un carton jaune à un joueur américain après une faute présumée sur Miguel Almirón. Quelques instants plus tard, après intervention de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR), la décision a été totalement inversée.
Le carton jaune initial a été annulé et c'est finalement Miguel Almirón qui a été sanctionné d'un avertissement pour simulation.
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Cette séquence a immédiatement suscité de nombreuses interrogations : la VAR avait-elle le droit d'intervenir ? S'agit-il d'une erreur ou d'un précédent réglementaire ?
CE QUI S'EST PASSÉ SUR L'ACTION
Selon les images diffusées durant la rencontre, Almirón est tombé dans la surface après un contact jugé fautif dans un premier temps par l'arbitre.
La VAR a alors analysé la situation et a estimé qu'il n'y avait pas de faute. Plus encore, l'assistance vidéo a considéré que le joueur paraguayen avait simulé afin d'obtenir une décision favorable.
Après révision, Danny Makkelie a retiré le carton jaune adressé au joueur américain et a sanctionné Almirón pour comportement antisportif.
Une décision extrêmement rare au plus haut niveau.
LA VAR POUVAIT-ELLE INTERVENIR ?
La réponse est oui.
Selon les Lois du Jeu de l'IFAB (International Football Association Board), la VAR peut intervenir lorsqu'une décision initiale est liée à une situation susceptible d'aboutir à un penalty.
L'une des quatre catégories d'intervention autorisées concerne précisément les situations de penalty ou de non-penalty.
Si l'arbitre estime qu'un joueur a été victime d'une faute dans la surface, la VAR est autorisée à vérifier si cette décision est correcte.
Dans le cas présent, l'analyse vidéo aurait conclu qu'il n'y avait pas de faute et que le joueur avait simulé.
L'intervention entrait donc dans le cadre réglementaire prévu par l'IFAB.
LE CARTON JAUNE POUVAIT-IL ÊTRE MODIFIÉ ?
C'est précisément ce qui rend cette action exceptionnelle.
Normalement, la VAR n'intervient pas pour revoir un simple carton jaune. Les avertissements ne font pas partie des catégories révisables.
Cependant, lorsque le carton jaune est directement lié à une décision révisable, comme un penalty potentiel, l'arbitre peut corriger toutes les sanctions disciplinaires associées à cette action.
Autrement dit, une fois que la VAR a démontré que la faute n'existait pas, le carton jaune initial n'avait plus de fondement réglementaire.
L'arbitre était alors autorisé à annuler cet avertissement et à sanctionner le véritable comportement fautif identifié lors de la révision.
UNE ERREUR DE LA VAR ?
Au regard des Lois du Jeu de l'IFAB, rien n'indique qu'il s'agissait d'une erreur procédurale.
La VAR est intervenue dans une situation entrant dans son champ de compétence.
L'arbitre a ensuite utilisé les informations fournies pour modifier sa décision initiale et ajuster les sanctions disciplinaires liées à l'action.
Le débat peut évidemment porter sur l'interprétation de la simulation ou du contact entre les joueurs, mais pas sur la légalité de l'intervention elle-même.
UN MOMENT RARE DANS L'HISTOIRE DE LA COUPE DU MONDE
Cette séquence restera comme l'une des situations arbitrales les plus inhabituelles observées en Coupe du Monde.
Voir un carton jaune retiré à un joueur pour être finalement attribué à son adversaire après examen vidéo demeure extrêmement rare dans le football international.
Elle illustre également l'évolution du rôle de la VAR, qui ne sert plus uniquement à confirmer ou annuler un penalty, mais aussi à rétablir l'identité du véritable fautif lorsque les images apportent une preuve claire.
Dans une compétition où chaque détail peut changer le destin d'une sélection, cette décision a rappelé que l'arbitrage vidéo continue de transformer la manière dont les Lois du Jeu sont appliquées au plus haut niveau.
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FAQ – USA vs Paraguay : Pourquoi la VAR a-t-elle changé le carton jaune attribué à Miguel Almirón ?
Pourquoi Miguel Almirón a-t-il reçu un carton jaune contre les États-Unis ?
Après révision vidéo, l'arbitre a estimé qu'il n'y avait pas de faute sur l'action concernée. Miguel Almirón a alors été sanctionné pour simulation, conformément aux Lois du Jeu.
La VAR a-t-elle le droit d'intervenir pour un simple carton jaune ?
Non, en règle générale la VAR ne peut pas intervenir pour un simple avertissement. Cependant, lorsqu'un carton jaune est directement lié à une situation de penalty ou de non-penalty, l'action peut être revue dans son ensemble.
L'arbitre pouvait-il annuler le carton jaune initial ?
Oui. Si la révision vidéo démontre que la faute initialement sanctionnée n'existait pas, l'arbitre peut annuler la sanction disciplinaire associée et prendre une nouvelle décision basée sur les images.
Cette situation est-elle fréquente en football international ?
Non. Il est extrêmement rare de voir un carton jaune retiré puis attribué au joueur adverse après intervention de la VAR. Ce type de séquence demeure exceptionnel au plus haut niveau.
La VAR a-t-elle commis une erreur lors de USA – Paraguay ?
Selon les procédures définies par l'IFAB, l'intervention de la VAR était autorisée puisque l'action concernait une situation potentielle de penalty. La légalité de la procédure ne semble donc pas remise en cause.
Que disent les Lois du Jeu de l'IFAB ?
L'IFAB autorise la VAR à intervenir dans quatre situations majeures : les buts, les penalties, les cartons rouges directs et les erreurs d'identité. Une action pouvant déboucher sur un penalty entre dans ce cadre réglementaire.
Pourquoi cette décision a-t-elle attiré autant d'attention ?
Parce qu'elle combine plusieurs éléments rarement observés simultanément : une révision vidéo, l'annulation d'un carton jaune, une sanction pour simulation et un changement complet de l'interprétation initiale de l'action.
Cette décision pourrait-elle faire jurisprudence pour les futurs tournois ?
Elle constitue surtout un exemple concret de l'application actuelle des protocoles VAR. Elle montre comment les arbitres peuvent corriger une décision initiale lorsqu'une erreur manifeste est identifiée par les images.
Quel était l'objectif de la VAR dans cette situation ?
L'objectif était de corriger une éventuelle erreur manifeste liée à une situation de faute ou de penalty. La VAR n'a pas pour vocation de réarbitrer chaque contact, mais d'intervenir lorsque les images apportent un élément déterminant.
Cette action restera-t-elle dans l'histoire de la Coupe du Monde ?
Compte tenu de sa rareté et de son caractère inhabituel, cette séquence pourrait être citée parmi les cas les plus marquants impliquant l'utilisation de la VAR dans l'histoire récente de la Coupe du Monde FIFA.
