Messi faute sur Aissa Mandi Coupe du monde 2026

MESSI–MANDI : QUE DIT VRAIMENT LE RÈGLEMENT IFAB SUR LES TACLES PAR DERRIÈRE ET LES SEMELLES SUR LA CHEVILLE ?


Une image peut parfois relancer un débat des années après un match. C'est le cas d'une action impliquant Lionel Messi et le défenseur algérien Aïssa Mandi, régulièrement citée lorsqu'il est question des fautes sanctionnées — ou non — par un carton rouge.

Au-delà des émotions et des préférences de chacun, une question demeure : que dit exactement le règlement de l'IFAB concernant ce type de geste où un joueur vient écraser ou atteindre la cheville d'un adversaire ?

Ce que prévoit le règlement IFAB

Les Lois du Jeu de l'IFAB distinguent plusieurs niveaux de gravité lorsqu'une faute est commise.

Un carton rouge doit être montré lorsqu'un joueur se rend coupable d'une faute grossière (serious foul play) ou d'un geste mettant en danger l'intégrité physique d'un adversaire.

Selon les Lois du Jeu, un joueur est exclu lorsqu'il :

  • utilise une force excessive ;
  • met en danger la sécurité d'un adversaire ;
  • intervient avec une intensité disproportionnée ;
  • commet un tacle ou un contact susceptible de provoquer une blessure sérieuse.

L'intention de blesser n'est pas un critère obligatoire. Un joueur peut être expulsé même si le geste est involontaire dès lors que la sécurité de l'adversaire est mise en danger.

Pourquoi les semelles sur la cheville sont particulièrement surveillées

Depuis plusieurs années, les arbitres et les commissions techniques accordent une attention particulière aux contacts avec :

  • la cheville ;
  • le tendon d'Achille ;
  • le tibia ;
  • le pied d'appui.

Ces zones sont considérées comme particulièrement vulnérables.

Lorsqu'un joueur arrive avec les crampons exposés et écrase directement la cheville adverse, l'action peut être analysée comme un usage excessif de la force ou comme une mise en danger de l'intégrité physique du joueur touché.

C'est précisément ce type de situation qui alimente régulièrement les débats autour des sanctions disciplinaires.

L'intention n'est pas toujours le facteur déterminant

L'un des points les plus mal compris du règlement concerne l'intention.

De nombreux supporters estiment qu'un joueur ne peut être expulsé que s'il a volontairement cherché à blesser son adversaire.

Or, l'IFAB raisonne différemment.

La question principale est souvent :

Le geste mettait-il en danger la sécurité de l'adversaire ?

Si la réponse est oui, un carton rouge peut être justifié même sans volonté manifeste de faire mal.

C'est d'ailleurs pour cette raison que certains joueurs ont déjà été expulsés après avoir marché involontairement sur une cheville ou un tibia lors d'un duel disputé.

Pourquoi certaines actions identiques ne sont-elles pas sanctionnées de la même manière ?

C'est l'une des grandes sources de polémique dans le football moderne.

Deux actions visuellement proches peuvent recevoir des sanctions différentes selon plusieurs critères :

  • vitesse de l'intervention ;
  • intensité du contact ;
  • point exact d'impact ;
  • angle de vision de l'arbitre ;
  • intervention ou non de la VAR ;
  • interprétation de l'équipe arbitrale.

Dans certains cas, une semelle sur la cheville sera considérée comme imprudente et sanctionnée d'un carton jaune.

Dans d'autres, elle sera jugée suffisamment dangereuse pour entraîner une exclusion directe.

Pourquoi le débat revient régulièrement

Les discussions autour de cette action impliquant Lionel Messi illustrent parfaitement la difficulté d'interprétation de ce type de situation.

De nombreux observateurs ont estimé que le contact sur la cheville d'Aïssa Mandi entrait dans les critères d'une faute grossière au regard du règlement.

D'autres ont considéré que l'intensité n'était pas suffisante pour justifier une expulsion.

Le débat est d'autant plus alimenté que des actions comparables ont parfois conduit à des cartons rouges dans d'autres compétitions, alors que certaines n'ont donné lieu à aucune sanction majeure.

Saïd Ennjimi, ancien arbitre international s'exprime :

 

"Le cas Messi est parlant et cette décision me semble très étrange, pour ne pas dire incompréhensible, car n'importe quel autre joueur aurait pris un rouge pour cette semelle assez grossière sur un mollet. Il aurait dû être expulsé, surtout après visionnage du VAR. La consigne de protection des créateurs peut avoir un effet pervers quand ils font les fautes."

L'ancien arbitre international poursuit ensuite:

« Il n'avait aucune raison de faire cette faute. Si c'est lui qui reçoit cette semelle, et qu'il sort blessé sans rouge, c'est un psychodrame mondial, estime Ennjimi. Les arbitres savent qu'une décision pour ou contre un très grand joueur va peser très lourd. Ça joue dans l'inconscient. »

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Ce qu'il faut retenir

Le règlement IFAB est relativement clair sur un point : lorsqu'une intervention met en danger l'intégrité physique d'un adversaire, un carton rouge peut être accordé, même sans intention de blesser.

En revanche, l'évaluation du niveau de danger reste largement dépendante de l'interprétation arbitrale.

C'est précisément cette part de subjectivité qui explique pourquoi certaines semelles sur la cheville provoquent encore aujourd'hui de vifs débats parmi les supporters, les consultants et les anciens arbitres.

Plus qu'une question de notoriété du joueur concerné, ces situations rappellent surtout la difficulté d'appliquer de manière parfaitement uniforme les Lois du Jeu dans des actions disputées à pleine vitesse.


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FAQ

Messi aurait-il dû recevoir un carton rouge sur cette action ?
Le règlement IFAB prévoit qu'un joueur peut être expulsé si son intervention met en danger l'intégrité physique d'un adversaire. L'interprétation finale appartient toutefois à l'arbitre et à l'assistance vidéo lorsqu'elle est utilisée.

Que dit l'IFAB sur les semelles sur la cheville ?
Une semelle sur la cheville peut être sanctionnée d'un carton rouge lorsqu'elle est jugée dangereuse ou qu'elle utilise une force excessive susceptible de provoquer une blessure.

L'intention de blesser est-elle nécessaire pour être expulsé ?
Non. Selon les Lois du Jeu, un joueur peut recevoir un carton rouge même sans intention de blesser si son geste met en danger la sécurité de son adversaire.

Pourquoi des gestes similaires ne sont-ils pas toujours sanctionnés de la même manière ?
Les arbitres évaluent plusieurs critères : l'intensité du contact, la vitesse, le point d'impact, l'angle d'intervention et le risque de blessure. Ces éléments peuvent conduire à des décisions différentes selon les situations.

Quelle est la différence entre un carton jaune et un carton rouge dans ce type d'action ?
Un carton jaune sanctionne généralement une intervention imprudente, tandis qu'un carton rouge est réservé aux gestes considérés comme dangereux ou utilisant une force excessive.

La VAR peut-elle recommander une expulsion pour une semelle sur la cheville ?
Oui. Si une action est susceptible de constituer une faute grossière ou un acte mettant en danger l'intégrité physique d'un joueur, la VAR peut recommander une révision à l'arbitre.

Les grands joueurs bénéficient-ils d'un traitement particulier ?
Le règlement IFAB s'applique à tous les joueurs de la même manière. Toutefois, certaines décisions arbitrales continuent d'alimenter les débats lorsque des actions similaires semblent être sanctionnées différemment.

Pourquoi ce type d'action suscite-t-il autant de polémiques ?
Parce que la notion de "mise en danger de l'adversaire" laisse une part d'interprétation. Deux observateurs peuvent avoir une lecture différente d'une même action, même en s'appuyant sur le règlement officiel.

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