AVANT LES SHORTS, IL Y AVAIT VIVA FUTBOL
Il faut revenir à la seconde moitié des années 2000 pour comprendre ce que représentait ce type de contenu. Regarder du football sur Internet n’avait rien de comparable avec l’expérience actuelle. Les réseaux sociaux n’étaient pas encore devenus les immenses plateformes vidéo que nous connaissons. TikTok n’existait pas. Instagram non plus. YouTube était encore jeune et le football circulait énormément entre blogs, forums et plateformes vidéo.
C’est dans cet environnement qu’apparaît Alarazboy. Le créateur se présente encore aujourd’hui sur sa chaîne comme un jeune vidéomaker amateur de football originaire de Marseille. Mais derrière cette présentation modeste se développe progressivement une série identifiable : Viva Futbol.
Les traces numériques permettent de mesurer à quel point cette production avait commencé à circuler. En avril 2009, un blog anglophone consacré au football publiait successivement les volumes 29, 30 et 31, qualifiant notamment le Volume 29 de compilation d’Alarazboy et invitant ses lecteurs à découvrir le reste de la série sur YouTube. Quelques semaines plus tard, le même site présentait également Heroes comme une nouvelle série de compilations du créateur.
Viva Futbol n’était donc déjà plus seulement une succession de vidéos isolées. Le numéro inscrit derrière chaque épisode créait une continuité. Lorsqu’un nouveau volume apparaissait, le spectateur savait immédiatement qu’il appartenait à un univers qu’il connaissait déjà.
ALARAZBOYTV, VIVA FUTBOL : QUI EST LE CRÉATEUR ORIGINAL ?
La question est devenue importante avec le temps, car une recherche de Viva Futbol fait aujourd’hui apparaître plusieurs chaînes, comptes et republications utilisant ce nom ou diffusant les mêmes images. Cette circulation peut facilement donner l’impression que plusieurs créateurs étaient derrière la série.
Les traces contemporaines des publications permettent cependant d’établir clairement le lien entre Alarazboy et la série originale Viva Futbol.
Le compte Dailymotion d’Alarazboy contient notamment plusieurs volumes. Le Volume 53 renvoie directement vers viva-futbol.skyrock.com, vers la communauté Facebook de Viva Futbol et identifie également la musique utilisée. Des archives étrangères conservent elles aussi l’attribution : une copie de l’édition Euro 2008 est par exemple référencée sous le titre Viva Futbol Euro 2008 Edition [...] By Alarazboy.
La circulation des vidéos a ensuite brouillé leur origine. Certaines ont été copiées ou remises en ligne plusieurs années après leur création. Un Volume 68 attribué à Alarazboy a par exemple été republié sur YouTube en 2014 par un autre compte. Pour reconstruire l’histoire de Viva Futbol, la date d’une republication ne peut donc pas être confondue avec celle de la création originale.
QUAND LE MONTAGE DEVENAIT UN SPECTACLE
Le succès de Viva Futbol ne reposait pas uniquement sur les joueurs présents à l’écran. À une époque où les compilations football devenaient de plus en plus nombreuses, Alarazboy développait une manière particulière d’assembler les images.
Le football n’était plus seulement montré : il était monté.

Screenshots compte Youtube Alarzaboy tv
Une accélération pouvait préparer un changement de rythme musical. Un dribble amenait une nouvelle séquence. Un ralenti prolongeait une action spectaculaire. Plusieurs matchs, joueurs et compétitions pouvaient ainsi être transformés en quelques minutes en une sorte de concentré esthétique du football.
C’est une différence fondamentale. Le spectateur ne venait pas nécessairement chercher le résumé d’une rencontre ou les dix meilleurs buts d’un joueur. Il venait regarder une création construite autour du plaisir visuel procuré par le football.
C’est précisément ce qui permet à ces vidéos de conserver aujourd’hui une dimension particulière. Elles documentent les joueurs de leur époque, mais également la manière dont une génération commençait à regarder le football sur Internet.
LES BANDES-SON : L’AUTRE STAR DE VIVA FUTBOL
Impossible de raconter Viva Futbol sans parler de musique.
Les bandes-son constituaient l’une des signatures les plus fortes de la série. Elles ne servaient pas simplement à remplir le silence entre deux actions. Elles donnaient une identité au montage et contribuaient directement au souvenir laissé par certains épisodes.
Les descriptions originales permettent encore d'en retrouver des exemples. Le Volume 53 utilisait Outta Control de Baby Bash avec Pitbull. Le Volume 59, publié par AlarazboyTV le 13 septembre 2010, utilisait Hey Mama des Black Eyed Peas. Cette vidéo affiche encore environ 302 000 vues aujourd’hui.
Cette association entre football et musique explique une partie de l’identité de Viva Futbol. Certains spectateurs pouvaient venir pour les gestes techniques et repartir avec un morceau en tête. D’autres pouvaient réentendre une chanson plusieurs années plus tard et l’associer immédiatement aux images de football qu’ils avaient découvertes dans ces montages.
Avant que les plateformes sociales modernes ne systématisent l’association entre vidéo courte et musique, Viva Futbol avait donc déjà compris quelque chose d’essentiel : la bande-son peut modifier complètement la manière dont une image sportive est ressentie.
LE BLOG VIVA FUTBOL : BIEN PLUS QU’UNE CHAÎNE YOUTUBE
Réduire l’histoire à AlarazboyTV serait également une erreur. Autour des vidéos existait un véritable petit écosystème numérique.
Sur sa présentation YouTube encore visible aujourd’hui, Alarazboy dirige les visiteurs vers son blog Viva Futbol sur Skyrock, notamment pour regarder et télécharger ses vidéos. Il mentionne également la page Facebook Viva Futbol et son compte Twitter.
Les descriptions retrouvées sur Dailymotion confirment cette organisation. Le Volume 53 renvoie au blog pour les liens de téléchargement et à Facebook pour suivre l’actualité de Viva Futbol.
Avec le regard de 2026, cette organisation paraît étonnamment moderne. Une plateforme accueillait la vidéo, une autre servait de point central pour le contenu et le téléchargement, Facebook entretenait la communauté et d’autres sites participaient à la diffusion.
Le blog était particulièrement important dans cet Internet-là. Avant que les plateformes ne concentrent presque toutes les interactions autour d’un même profil, le blog constituait souvent la véritable maison numérique d’un créateur. C’était là que son identité, ses publications et sa communauté pouvaient se rejoindre.
Nous ne disposons toutefois pas de statistiques historiques suffisamment solides pour quantifier précisément l’audience du blog Viva Futbol. Il serait donc excessif de lui attribuer un nombre de visiteurs que les archives disponibles ne permettent pas d’établir. Ce que l’on peut démontrer, en revanche, c’est sa place centrale dans l’écosystème créé autour des vidéos.
UNE AUDIENCE QUI DÉPASSAIT LA FRANCE
L’une des caractéristiques les plus intéressantes de Viva Futbol est sa capacité à voyager sans nécessiter réellement de traduction.
Le langage était universel : football, musique et montage.
En septembre 2009, un blog turc publiait le Volume 39 en l’identifiant comme une vidéo d’Alarazboy. En mai 2010, un blog espagnol de supporters de l’AS Roma relayait le Volume 54 en associant explicitement la publication aux termes AlarazboyTV, Joga Bonito et Viva Futbol.
En février 2011, le site américain Pitch Black Underground publiait le Volume 68 en l’attribuant à Alarazboy. Quelques semaines plus tard, sur un forum anglophone consacré à Football Manager, un utilisateur évoquait spontanément Viva Futbol et renvoyait directement vers AlarazboyTV, en affirmant que beaucoup d’amateurs de football connaissaient ces clips. Cette phrase n’est évidemment pas une mesure d’audience, mais elle constitue un témoignage d’époque particulièrement intéressant sur la notoriété acquise par la série dans certaines communautés football en ligne.
C’est probablement l’un des aspects les plus remarquables de cette histoire : un vidéomaker amateur installé à Marseille pouvait créer un montage qui se retrouvait ensuite regardé, partagé et commenté dans plusieurs pays.
DES CENTAINES DE MILLIERS DE VUES, AVANT L’ÉCONOMIE ACTUELLE DES CRÉATEURS
La capture actuelle de la chaîne AlarazboyTV indique plus de 8,8 millions de vues cumulées. Certains épisodes pris individuellement affichent encore plusieurs centaines de milliers de lectures. Le Volume 59 en conserve environ 302 000 à lui seul.

Ces chiffres prennent une autre dimension lorsqu’on les replace dans leur époque.
Aujourd’hui, plusieurs millions de vues constituent un actif économique potentiel. Publicité YouTube, sponsoring, affiliation, partenariats commerciaux, abonnements, produits dérivés ou collaborations avec des marques peuvent transformer une audience en véritable activité professionnelle.
Mais Alarazboy construisait Viva Futbol dans un Internet très différent.
Cela ne signifie pas qu’il aurait automatiquement gagné des dizaines ou des centaines de milliers d’euros s’il avait commencé quinze ans plus tard. Une telle affirmation serait impossible à démontrer. La monétisation dépend de nombreux paramètres, et l'utilisation d'images sportives et de musiques appartenant à leurs ayants droit rend toute extrapolation encore plus délicate.
En revanche, une question mérite d’être posée : Viva Futbol était-il simplement arrivé trop tôt pour profiter pleinement de l’économie qu’il annonçait ?
COMBIEN POURRAIT REPRÉSENTER UNE TELLE AUDIENCE AUJOURD’HUI ?
L’exercice permet de mesurer le changement d’époque, à condition de ne pas le confondre avec les revenus réellement perçus par Alarazboy.
Si l’on appliquait fictivement à 8,8 millions de vues un revenu créateur de 1 € pour 1 000 vues, cela représenterait environ 8 800 €. À 2 €, environ 17 600 €. À 3 €, environ 26 400 €. À 5 €, on approcherait 44 000 €.
Ces montants sont des scénarios mathématiques, pas une estimation des revenus historiques d’Alarazboy. Ils servent uniquement à illustrer la valeur économique potentielle que plusieurs millions de vues peuvent représenter dans l’écosystème contemporain.
Et la comparaison devient encore plus spectaculaire lorsqu’on raisonne à l’échelle de dizaines de volumes. Soixante-neuf épisodes réalisant hypothétiquement 250 000 vues chacun représenteraient 17,25 millions de vues. Avec un RPM fictif de 3 €, cela équivaudrait mathématiquement à environ 51 750 €. Avec 500 000 vues moyennes par épisode, 34,5 millions de vues représenteraient environ 103 500 € avec ce même RPM théorique.
Encore une fois : Alarazboy n’a pas nécessairement généré ces audiences ni touché ces sommes. La simulation montre simplement à quel point la valeur économique du contenu football sur Internet a changé.
UN CRÉATEUR AVANT QUE « CRÉATEUR DE CONTENU » DEVIENNE UN MÉTIER
C’est probablement ici que l’histoire de Viva Futbol dépasse la nostalgie.
Aujourd’hui, on parlerait de branding, de communauté, de stratégie multiplateforme, de série éditoriale, de rétention et de distribution. À l’époque, Alarazboy faisait déjà intuitivement plusieurs de ces choses.
Viva Futbol était une marque identifiable. Les volumes donnaient rendez-vous au public. Le blog permettait de prolonger l’expérience. Facebook maintenait le contact avec la communauté. Les plateformes vidéo distribuaient les créations. La musique renforçait l’identité émotionnelle. Les internautes étrangers assuraient ensuite une partie de la propagation.
Ce qui constitue aujourd’hui une stratégie de contenu ressemblait alors simplement à la manière dont un passionné partageait sa vision du football.
Cette différence est essentielle pour comprendre pourquoi Viva Futbol mérite aujourd’hui d’être regardé autrement. Alarazboy ne disposait pas de l’écosystème industriel qui entoure désormais les grands créateurs sportifs. Pourtant, plusieurs briques de cet écosystème apparaissaient déjà dans son travail.
PUIS, LES NOUVEAUX VOLUMES ONT CESSÉ D’ARRIVER
C’est ici que commence la partie la plus mystérieuse de l’histoire.
La chaîne n’a pas « disparu » au sens littéral. AlarazboyTV existe encore et ses anciennes vidéos restent accessibles. Ce qui a disparu, c’est la production régulière qui faisait vivre Viva Futbol.
Les archives prouvent que la série était toujours active en 2011 : le Volume 68 était relayé en février de cette année-là. Les traces disponibles montrent également que les vidéos continuaient à être identifiées et partagées par des communautés football.
Mais établir précisément le dernier véritable volume produit par Alarazboy demande de la prudence. Plusieurs vidéos ont été republiées par d’autres comptes et certaines chaînes utilisent aujourd’hui le nom Viva Futbol. Une vidéo mise en ligne en 2014, par exemple, peut être la copie d'un épisode beaucoup plus ancien.
Il faut donc distinguer date de création, publication originale et republication.
Surtout, les recherches effectuées pour cet article n’ont pas permis de retrouver une déclaration publique suffisamment fiable d’Alarazboy expliquant clairement pourquoi la production régulière s’est arrêtée. En l’absence d’un tel témoignage, attribuer son retrait à une cause particulière reviendrait à inventer une conclusion.
Et ce silence fait désormais partie de l’histoire.
CE QUI A DISPARU, C’EST AUSSI UN CERTAIN INTERNET DU FOOTBALL
Viva Futbol appartient à une période durant laquelle découvrir une vidéo demandait parfois de suivre un lien trouvé sur un blog, un forum ou une page Facebook. Les internautes téléchargeaient les montages. Ils les republiaient. Ils échangeaient leurs découvertes. Un créateur pouvait devenir connu internationalement sans disposer d’une stratégie professionnelle pensée pour les algorithmes.
Cet Internet s’est progressivement effacé.
Le contenu football s’est depuis industrialisé. Les clubs possèdent leurs propres équipes sociales. Les compétitions produisent quotidiennement des contenus verticaux. Les médias découpent les rencontres en séquences destinées aux plateformes. Les joueurs sont devenus eux-mêmes des marques numériques. Les algorithmes peuvent distribuer en quelques heures une vidéo auprès de millions de personnes.
Viva Futbol venait d’un autre monde : celui où quelques minutes de montage pouvaient demander énormément de recherche, de sélection et d’édition avant d’être déposées sur Internet avec l’espoir que les passionnés les découvrent.
UNE ARCHIVE NUMÉRIQUE DU FOOTBALL
Regarder aujourd’hui un ancien Volume de Viva Futbol produit une sensation particulière. On reconnaît des joueurs, des maillots, des stades et une esthétique caractéristique de la fin des années 2000. Mais on redécouvre également quelque chose de moins visible : une ancienne manière de fabriquer Internet.
Ces vidéos sont devenues involontairement des archives.
Elles racontent le football de leur époque, mais également les goûts musicaux, les méthodes de montage et les habitudes numériques d’une génération. Elles rappellent une période où une compilation pouvait être attendue comme un nouvel épisode et où son auteur pouvait construire une identité mondiale depuis un simple ordinateur, un blog et quelques plateformes.
Alarazboy se présentait comme un vidéomaker amateur. Avec le recul, son travail appartient pourtant à une histoire beaucoup plus large : celle des créateurs indépendants qui ont participé à inventer la culture vidéo du football en ligne avant qu’elle ne devienne une industrie.
VIVA FUTBOL ÉTAIT PEUT-ÊTRE EN AVANCE SUR SON TEMPS
Il serait facile de réduire cette histoire à la nostalgie : les années 2000, les anciens joueurs, les anciennes musiques, Skyrock et le YouTube des débuts.
Mais ce serait passer à côté de l’essentiel.
Viva Futbol réunissait déjà plusieurs caractéristiques du contenu sportif contemporain : une identité forte, une publication en série, une communauté, une distribution internationale, une présence multiplateforme et une utilisation de la musique comme élément narratif.
Ce qui lui manquait était peut-être simplement l’époque qui aurait permis de transformer naturellement tout cela en une activité économique structurée.
Aujourd’hui, AlarazboyTV affiche toujours plus de 8,8 millions de vues sur son compteur, tandis que ses créations continuent de réapparaître dans les recherches, les archives et les republications. La production, elle, appartient désormais au passé.
Et c’est peut-être précisément ce qui donne à Viva Futbol sa valeur actuelle.
À une époque où des milliers de vidéos de football sont publiées chaque heure et disparaissent presque aussitôt dans les flux algorithmiques, les anciens volumes d’Alarazboy rappellent qu’avant l’industrie du contenu, il y avait déjà des créateurs capables de donner au football une autre forme.
Viva Futbol n’était pas seulement une compilation de gestes techniques. C’était du football monté comme un clip, accompagné d’une bande-son, transmis de blog en blog et de pays en pays. Une œuvre née dans l’Internet amateur et devenue, presque sans le vouloir, une archive de la culture football numérique.
Oui, et c'est un bon ajout parce que cela montre qu'Alarazboy ne se contentait pas de compiler les stars déjà installées. Je placerais ce bloc après « QUAND LE MONTAGE DEVENAIT UN SPECTACLE » et avant la partie sur les bandes-son.
VIVA FUTBOL, UNE VITRINE POUR LES PÉPITES D’UNE NOUVELLE GÉNÉRATION
Viva Futbol ne se limitait pas aux superstars qui dominaient déjà les écrans. L’une des forces des productions d’Alarazboy était aussi de mettre en scène des joueurs beaucoup plus jeunes, parfois encore considérés comme des promesses du football mondial. À une époque où les réseaux sociaux ne permettaient pas encore de découvrir instantanément le moindre talent émergent, ces montages pouvaient devenir une porte d’entrée vers des joueurs que le grand public connaissait encore peu.

Matías Fernández symbolisait parfaitement cette catégorie de talents que les passionnés de football découvraient parfois grâce aux vidéos circulant sur Internet. Révélé sous les couleurs de Colo-Colo au Chili avant de rejoindre Villarreal, le milieu offensif possédait cette combinaison de technique, de dribble et de créativité particulièrement adaptée aux montages de l’époque. À ses côtés, Alexandre Pato, phénomène brésilien arrivé très jeune à l’AC Milan, ou encore Anderson, révélé au Grêmio puis à Porto avant Manchester United, représentaient cette nouvelle génération dont chaque geste spectaculaire alimentait l’idée qu’une future star était en train d’émerger.
Cette dimension donnait à Viva Futbol une fonction supplémentaire. On ne regardait pas seulement les vidéos pour retrouver Cristiano Ronaldo, Ronaldinho, Kaká ou les autres grandes figures de l’époque. On pouvait également y découvrir les joueurs dont tout le monde commencerait peut-être à parler quelques mois plus tard. Dans l’Internet football des années 2000, où les images étaient beaucoup moins immédiatement accessibles qu’aujourd’hui, une compilation bien montée pouvait participer à la découverte et à la circulation du nom d’un jeune joueur auprès d’un public international.
Avec le recul, ces vidéos constituent aussi une photographie particulièrement intéressante de la notion de « pépite » à cette époque. Certains des joueurs mis en avant ont confirmé les immenses attentes placées en eux, d’autres ont connu des trajectoires plus irrégulières, et quelques-uns sont aujourd’hui beaucoup moins présents dans la mémoire collective. Mais Viva Futbol conserve leurs images au moment précis où leur potentiel faisait rêver.
C’est une autre raison pour laquelle les archives d’Alarazboy ont aujourd’hui de la valeur : elles ne montrent pas seulement les stars que le football a retenues. Elles permettent aussi de retrouver ceux que le football pensait alors voir devenir les stars de demain.
LE FOOTBALL A AUSSI UNE HISTOIRE NUMÉRIQUE
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FAQ — ALARAZBOYTV ET VIVA FUTBOL
Qu’est-ce que Viva Futbol ?
Viva Futbol est une série de montages consacrés au football créée par le vidéomaker français Alarazboy. Les vidéos associaient gestes techniques, buts, séquences de matchs, ralentis et musique pour produire des compilations proches du clip vidéo. La série s’est notamment développée à la fin des années 2000 et au début des années 2010.
Qui a créé Viva Futbol ?
Le créateur original de la série est Alarazboy, un vidéomaker amateur originaire de Marseille. Sur la présentation de sa chaîne YouTube AlarazboyTV, il se décrit lui-même comme un « amateur football videomaker » et renvoie vers l’ancien blog Viva Futbol sur Skyrock.
AlarazboyTV est-elle la chaîne originale de Viva Futbol ?
AlarazboyTV est bien une chaîne directement liée au créateur de Viva Futbol. D’anciennes publications sur différentes plateformes attribuent également les volumes de Viva Futbol à Alarazboy. Il existe aujourd’hui d’autres comptes utilisant le nom Viva Futbol ou proposant les mêmes vidéos, ce qui peut créer une confusion avec les republications.
Pourquoi trouve-t-on des vidéos Viva Futbol sur d’autres chaînes ?
Les montages ont beaucoup circulé sur Internet et sur différentes plateformes. Certaines vidéos ont été republiées par d’autres utilisateurs. Il faut donc distinguer une publication originale d’Alarazboy d’une republication plus récente, notamment lorsqu’on cherche à reconstruire la chronologie de la série.
Pourquoi les bandes-son de Viva Futbol étaient-elles importantes ?
La musique constituait une partie essentielle de l’identité des vidéos. Alarazboy synchronisait le rythme du montage avec les actions, ralentis et changements de séquences. Certaines descriptions permettaient également d’identifier les morceaux utilisés. Viva Futbol proposait ainsi une expérience située entre compilation de football et clip musical.
Quel était le rôle du blog Viva Futbol sur Skyrock ?
Le blog viva-futbol.skyrock.com constituait l’un des points centraux de l’écosystème Viva Futbol. Alarazboy y renvoyait depuis ses plateformes pour permettre notamment aux internautes de retrouver et télécharger ses vidéos. Il utilisait également Facebook et Twitter pour prolonger la présence de Viva Futbol en dehors des plateformes vidéo.
Combien de vues AlarazboyTV a-t-elle générées ?
En septembre 2026, le compteur visible sur la chaîne YouTube AlarazboyTV affiche plus de 8,8 millions de vues cumulées. Plusieurs épisodes de Viva Futbol comptent individuellement plusieurs centaines de milliers de vues.
Combien Alarazboy aurait-il pu gagner avec Viva Futbol aujourd’hui ?
Il est impossible de déterminer les revenus qu’aurait générés Viva Futbol dans l’écosystème actuel. À titre purement illustratif, 8,8 millions de vues représenteraient environ 8 800 € avec un RPM hypothétique de 1 €, 26 400 € avec 3 € ou 44 000 € avec 5 €. Il ne s’agit pas des revenus réellement perçus par Alarazboy. La monétisation dépend notamment des audiences, des publicités et des droits associés aux images et aux musiques.
Pourquoi Alarazboy a-t-il arrêté de produire Viva Futbol ?
Les recherches effectuées pour cet article n’ont pas permis d’identifier une déclaration publique suffisamment fiable d’Alarazboy expliquant précisément pourquoi la production régulière de Viva Futbol s’est arrêtée. En l’absence de témoignage direct vérifiable, attribuer cet arrêt à une cause particulière serait spéculatif.
Viva Futbol existe-t-il encore ?
Les anciens montages et différentes republications restent accessibles sur Internet, et AlarazboyTV existe toujours. En revanche, Viva Futbol n’est plus produit régulièrement comme durant sa période d’activité. Les anciennes vidéos constituent aujourd’hui de véritables archives de la culture football sur Internet.
Pourquoi Viva Futbol a-t-il marqué son époque ?
Viva Futbol réunissait plusieurs caractéristiques devenues courantes chez les créateurs sportifs modernes : identité éditoriale reconnaissable, épisodes numérotés, musique, communauté, blog et diffusion sur plusieurs plateformes. La série témoigne ainsi d’une période où la culture vidéo du football sur Internet était encore largement construite par des créateurs indépendants.