CAN 2025 : une qualification dans la douleur et une polémique qui interroge autour du Maroc
Pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le Maroc avance dans la compétition avec un statut lourd à assumer. Ce dimanche, les Lions de l’Atlas ont validé leur billet pour les quarts de finale en venant difficilement à bout de la Tanzanie (1-0), au terme d’un huitième de finale tendu, disputé et loin de rassurer.
Sous pression dès l’entame, les hommes de Walid Regragui ont longtemps peiné à imposer leur jeu. Bousculés dans l’impact, imprécis dans l’animation offensive, ils n’ont jamais réellement maîtrisé la rencontre. Plus inquiétant encore, le scénario de fin de match a éclipsé la qualification sportive pour placer l’arbitrage au centre des débats.
Une action qui fait débat
Dans le temps additionnel (90e+4), l’action qui fait aujourd’hui polémique survient dans la surface marocaine. Iddi Nado pénètre balle au pied lorsque Adam Masina intervient. Le défenseur semble pousser légèrement son adversaire, qui chute. Immédiatement, les joueurs tanzaniens réclament un penalty. L’arbitre, lui, ne bronche pas, et la VAR ne l’appelle pas non plus à réviser sa décision.
Sur le banc, l’incompréhension est totale. Le sélectionneur tanzanien Miguel Gamondi interpelle brièvement l’arbitrage avant de laisser échapper un sourire amer, symbole d’un dépit partagé par son staff et ses joueurs.
Une image fragilisée pour le pays hôte
Sans ajouter de faits qui n’existent pas, force est de constater que ce type de scénario nourrit un malaise. Dans une CAN organisée au Maroc, où l’attente populaire est immense et où chaque détail est scruté, une décision arbitrale aussi sensible, survenue en toute fin de match, ne peut qu’alimenter les soupçons et les frustrations. Même en l’absence de faute sifflée ou de correction vidéo, la simple impression laissée par l’action suffit à faire débat.
D’autant plus que, sportivement, les Lions de l’Atlas ne dégagent pas pour l’instant la sérénité attendue d’un favori et pays organisateur. Depuis le début du tournoi, les prestations marocaines peinent à convaincre, avec des matchs souvent fermés, une animation offensive en manque de fluidité et une impression de fébrilité dans les moments clés.
Une pression qui ne fait que grandir
Ce penalty non sifflé pourrait ainsi dépasser le simple cadre de l’arbitrage. Il s’ajoute à un contexte déjà pesant pour le Maroc, où chaque victoire étriquée renforce l’idée d’une équipe sous tension plutôt que souveraine. Pour préserver son image et éviter que cette CAN ne soit marquée par des polémiques plus que par le jeu, le pays hôte devra rapidement élever son niveau de performance et dissiper toute ambiguïté sur le terrain.
Car dans une compétition aussi exposée, surtout à domicile, ce sont souvent les détails – sportifs comme symboliques – qui façonnent la perception d’un parcours. Et jusqu’ici, le Maroc avance, mais sans réellement rassurer.
