joueurs de l'Argentine face au Burkina Faso en match amical

LES AMICAUX « LOW COST » DE L’ARGENTINE : COMMENT CERTAINES FÉDÉRATIONS AFRICAINES SE RETROUVENT DU MAUVAIS CÔTÉ DU BUSINESS

Quality Report Sports| Rédaction Roger Pennyworth 


Un stade de 85 000 places. Lionel Messi. L’une des sélections les plus prestigieuses de la planète. Des droits de diffusion, des sponsors, de la billetterie et une exposition internationale considérable.

Et en face, une sélection africaine susceptible de traverser l’Atlantique sans toucher de prime de participation ni de pourcentage sur les recettes du match.

Derrière certains matchs amicaux récents de l’Argentine se dessine une économie beaucoup moins visible que les 90 minutes proposées au public.

En octobre 2026, le Burkina Faso puis le Bénin ont été invités à Buenos Aires pour affronter l’Albiceleste. Le second rendez-vous possède même une valeur commerciale et symbolique exceptionnelle : le Bénin a été choisi comme adversaire pour la rencontre d’adieu de Lionel Messi avec l’Argentine.

Selon plusieurs enquêtes de presse et les informations révélées par le journaliste Romain Molina, ces rencontres reposent sur un modèle économique particulièrement favorable à la partie argentine.

Et elles posent une question rarement abordée lorsqu’on parle des matchs amicaux internationaux :

qui gagne réellement de l’argent lorsqu’une petite fédération accepte d’affronter une puissance mondiale ?

 

BURKINA FASO ET BÉNIN : DES MATCHS SANS CACHEt POUR LES FÉDÉRATIONS AFRICAINES ?

 

2026 Icon Sport, Crédits : SUSA / Icon Sport, 

 

C’est le premier élément essentiel du dossier.

Selon les informations rapportées par La Nación, des sources africaines indiquent que ni le Burkina Faso ni le Bénin ne devaient percevoir de rémunération pour leur participation aux rencontres organisées en Argentine.

L’AFA devait en revanche prendre en charge les transports, les repas et l’hébergement des délégations.

Romain Molina a donné une description encore plus précise du mécanisme à la télévision argentine TN.

Selon lui, les sélections concernées ne percevaient ni rémunération de participation, ni pourcentage sur la billetterie, ni part des droits télévisés. L'AFA prenait en charge les dépenses liées au déplacement et au séjour.

Il faut être extrêmement prudent sur un point : les contrats complets n'étant pas publics, ces conditions doivent rester attribuées aux enquêtes et sources qui les rapportent.

Mais d'autres informations publiées depuis permettent de mieux comprendre le circuit financier.

Relevo rapporte ainsi que, pour Argentine-Bénin, l'AFA aurait payé entre 300 000 et 500 000 dollars aux organisateurs du match. Selon le média, cet argent aurait été versé à l'entreprise chargée de l'organisation et non aux joueurs béninois, qui réclamaient ensuite environ 8 000 dollars chacun.

Cela fait apparaître une distinction fondamentale :

l'absence de rémunération de la sélection africaine ne signifie pas nécessairement que personne n'est payé autour du match.

Entre la fédération organisatrice, les agences, les intermédiaires, les coûts logistiques et les éventuelles commissions, plusieurs acteurs peuvent intervenir avant que l'on arrive aux joueurs et à leur fédération.

LE VRAI BUSINESS : LA VALEUR N'EST PAS CRÉÉE UNIQUEMENT PAR CELUI QUI POSSÈDE LE BALLON

Pour comprendre pourquoi ce modèle est potentiellement très déséquilibré, il faut regarder un match international comme un produit économique.

Une rencontre peut générer plusieurs catégories de valeur :

billetterie → droits médias → sponsoring → hospitalité → activation commerciale → contenu numérique → exposition de marque.

Lorsqu'une sélection comme l'Argentine joue à domicile, cette valeur est considérable.

L'adversaire participe pourtant directement à la création du produit : sans deuxième sélection, il n'y a tout simplement pas de match.

Mais toutes les fédérations ne disposent pas du même pouvoir de négociation.

L'Argentine vend principalement une chose : sa propre attractivité.

Son histoire, ses joueurs, son maillot et, jusqu'à cette rencontre d'adieu, Lionel Messi.

Une fédération africaine plus modeste vend beaucoup moins de valeur commerciale individuelle au promoteur.

Le rapport de force devient donc profondément asymétrique.

ARGENTINE → PRESTIGE CONTRE AFRIQUE → VALEUR ÉCONOMIQUE

La transaction peut être résumée ainsi :

ARGENTINE
→ apporte la marque Albiceleste
→ remplit le stade
→ attire les diffuseurs
→ attire les sponsors
→ génère l'attention

SÉLECTION AFRICAINE INVITÉE
→ apporte l'adversaire nécessaire au spectacle
→ reçoit le déplacement et le séjour
→ obtient du prestige et une exposition sportive
→ mais, selon les accords rapportés, ne reçoit pas nécessairement une part directe des revenus générés.

C'est précisément ici que certaines fédérations africaines peuvent être perdantes.

Elles échangent une valeur économique mesurable contre une valeur essentiellement immatérielle : le prestige.

POURQUOI ACCEPTENT-ELLES ALORS DE JOUER GRATUITEMENT ?

Parce que, pour une fédération aux moyens limités, affronter l'Argentine reste une opportunité exceptionnelle.

Molina explique que le prestige politique et sportif constitue l'une des raisons pour lesquelles certaines fédérations acceptent ces conditions.

Pour les dirigeants, pouvoir annoncer :

« Notre sélection va affronter l'Argentine »

possède une valeur considérable.

Pour les joueurs, affronter des internationaux argentins au Monumental représente également une expérience sportive et une exposition rares.

Et si le transport, les hôtels et la restauration sont pris en charge, la fédération évite théoriquement une grande partie du coût direct du déplacement.

Le problème est que prestige et exposition ne sont pas équivalents à un revenu.

Et lorsque l'autre partie transforme effectivement la rencontre en produit commercial, la question de la répartition de cette valeur devient légitime.

LE BURKINA FASO A MONTRÉ LES LIMITES DU SYSTÈME

L'affaire a pris une autre dimension avec le déplacement burkinabè.

Le voyage initial a été perturbé et une partie importante de la sélection première n'a finalement pas effectué le déplacement. Une équipe comprenant de nombreux U23 a dû être mobilisée.

Selon El País, les joueurs burkinabè arrivés à Buenos Aires ont atterri seulement quelques heures avant le match. L'agence Eurodata Sport, chargée de coordonner les amicaux, a expliqué qu'un problème technique avait empêché le vol prévu et que certains joueurs avaient ensuite refusé de voyager en invoquant la fatigue accumulée.

UOL rapportait parallèlement que le contrat initial prévoyait la prise en charge des billets, de l'hébergement et des transferts, sans prime de participation, et que les joueurs réclamaient de meilleures conditions de voyage ainsi qu'une compensation financière supplémentaire.

L'affaire montre pourquoi le coût logistique ne peut pas être considéré comme un détail.

Une sélection africaine traverse l'Atlantique.

Ses internationaux quittent leurs clubs.

Ils accumulent les heures de vol.

Ils doivent récupérer puis disputer une rencontre internationale.

Si la priorité absolue de l'organisation consiste à réduire le coût de l'adversaire, le risque est que l'économie réalisée financièrement soit payée sportivement par les joueurs.

LES INTERMÉDIAIRES : L'AUTRE ÉTAGE DU BUSINESS

C'est probablement l'aspect le plus intéressant de l'enquête de Molina.

Les fédérations ne négocient pas nécessairement directement entre elles.

Des agences et intermédiaires interviennent dans l'organisation de ces rencontres.

TN indique que l'AFA avait mandaté Eurodata, liée à l'agent FIFA Jairo Pachón, pour organiser les matchs.

Relevo rapporte également l'intervention de Safwen Aidi et de Sport Edge dans le dossier Burkina Faso et décrit un différend autour de commissions entre intermédiaires. Certaines affirmations particulièrement sensibles publiées par le média restent fondées sur ses sources et ne doivent donc pas être transformées en faits judiciairement établis.

Mais le mécanisme général mérite attention.

Dans un marché de matchs amicaux, un intermédiaire peut :

trouver l'adversaire → négocier les conditions → organiser le déplacement → coordonner la logistique → recevoir une rémunération ou une commission.

Cela crée une question essentielle :

quelle proportion de l'argent dépensé pour obtenir un adversaire arrive réellement jusqu'à sa fédération et à ses joueurs ?

Dans le cas du Bénin rapporté par Relevo, l'AFA aurait versé plusieurs centaines de milliers de dollars aux organisateurs alors que les joueurs n'auraient initialement rien perçu.

C'est précisément ce décalage qui mérite une analyse Football Business.

COMMENT CERTAINES FÉDÉRATIONS AFRICAINES PERDENT SUR PLUSIEURS TABLEAUX

Le problème ne se limite donc pas à l'absence éventuelle de cachet.

Une fédération peut perdre de la valeur à plusieurs niveaux.

Premièrement : les revenus directs.
Si elle ne reçoit ni cachet, ni billetterie, ni droits TV, elle ne monétise pratiquement pas sa participation.

Deuxièmement : la valeur commerciale de son image.
Son équipe, son maillot et ses joueurs apparaissent dans un événement commercialisé mondialement sans nécessairement obtenir une part proportionnelle de cette exploitation.

Troisièmement : les conditions sportives.
Des voyages extrêmement longs et une récupération insuffisante peuvent diminuer la qualité de la performance et augmenter la charge imposée aux joueurs.

Quatrièmement : le pouvoir de négociation futur.
Accepter régulièrement des rencontres principalement en échange de prestige peut contribuer à maintenir une faible référence de prix pour les fédérations concernées.

Et cinquièmement : les intermédiaires peuvent capter une partie de la valeur économique que la fédération elle-même ne récupère pas.

C'est peut-être là que se trouve le véritable envers du décor.

L'ANGOLA PROUVE QUE LE RAPPORT DE FORCE PEUT MÊME S'INVERSER

Il serait cependant faux de transformer cette situation en règle générale concernant les sélections africaines.

Quelques mois auparavant, l'Angola avait précisément connu le scénario inverse.

Pour recevoir l'Argentine à Luanda à l'occasion du 50e anniversaire de son indépendance, la partie angolaise avait accepté de dépenser plusieurs millions d'euros.

L'Équipe rapportait une facture proche de 7 millions d'euros hors certains frais, tandis que d'autres sources évoquaient jusqu'à 12 millions de dollars autour de l'opération.

Cette fois :

ANGOLA → paie → ARGENTINE

Alors qu'avec certains matchs organisés à Buenos Aires :

ARGENTINE → couvre les frais → SÉLECTION AFRICAINE → vient jouer sans cachet rapporté

À première vue, les deux situations semblent opposées.

Économiquement, elles racontent pourtant exactement la même histoire.

CELUI QUI POSSÈDE LA MARQUE LA PLUS FORTE POSSÈDE LE RAPPORT DE FORCE

L'Argentine est capable de monétiser sa sélection dans les deux directions.

Lorsqu'elle se déplace dans un pays souhaitant organiser un événement prestigieux, elle peut demander plusieurs millions.

Lorsqu'elle organise elle-même une rencontre, elle peut rechercher un adversaire acceptant des conditions financières beaucoup moins importantes.

C'est le principe même d'un actif disposant d'un fort pouvoir de marché.

La valeur n'est pas répartie équitablement parce que l'attractivité commerciale des deux parties ne l'est pas.

Et c'est probablement le point central de toute cette histoire.

POURQUOI NE PAS AFFRONTER DE GRANDES SÉLECTIONS ?

Lionel Scaloni lui-même a reconnu qu'il souhaiterait affronter des adversaires plus forts mais que les possibilités étaient limitées.

La Nations League réduit notamment les disponibilités des grandes nations européennes, tandis que l'AFA évoque également des difficultés logistiques pour certaines tournées.

Mais l'économie entre également dans l'équation.

Une grande sélection dispose elle aussi d'un pouvoir de négociation.

Elle peut demander un cachet.

Elle peut négocier les recettes.

Elle peut imposer certaines conditions logistiques.

Elle peut tout simplement refuser.

Une fédération disposant de moins de ressources et recherchant le prestige d'un match contre l'Argentine est structurellement moins bien placée pour négocier.

Plus l'adversaire possède de pouvoir commercial, plus il coûte cher.

Et inversement.

LE MATCH AMICAL EST DEVENU UN MARCHÉ

C'est finalement ce que cette histoire permet de comprendre.

Un match amical international n'est pas seulement une décision sportive entre deux sélectionneurs.

C'est également un produit.

Il faut un stade, des diffuseurs, des sponsors, des billets, des hôtels, des avions, des assurances, des intermédiaires et deux fédérations qui doivent s'entendre sur la répartition des coûts et des revenus.

Derrière l'affiche se trouve donc un marché.

Et comme sur n'importe quel marché, celui qui possède le plus fort pouvoir de négociation peut capter une part disproportionnée de la valeur.

Pour certaines fédérations africaines, affronter l'Argentine peut être une formidable expérience sportive.

Mais si elles apportent les joueurs nécessaires au spectacle, traversent un océan, acceptent des conditions logistiques difficiles et repartent sans participation significative aux revenus générés, la question ne peut plus être uniquement sportive.

Elle devient économique.

L'AFRIQUE DOIT-ELLE APPRENDRE À MIEUX VENDRE SES SÉLECTIONS ?

C'est probablement la question la plus importante que soulève cette affaire.

Les sélections africaines produisent elles aussi de la valeur.

Elles possèdent des joueurs évoluant dans les plus grands championnats, des millions de supporters, des marques nationales fortes et une audience continentale considérable.

Pourtant, toutes leurs fédérations ne disposent pas nécessairement des mêmes capacités commerciales, juridiques ou de négociation que les plus grandes puissances du football mondial.

La réponse ne consiste donc pas simplement à refuser de jouer contre l'Argentine.

Elle consiste à se demander comment mieux valoriser l'actif que représente une sélection nationale.

Négocier un minimum garanti.

Obtenir une participation aux recettes.

Définir des standards de voyage.

Encadrer les commissions.

Renforcer la transparence sur les intermédiaires.

Et surtout connaître la valeur économique réelle de ce que l'on apporte à l'événement.

Car le prestige possède une valeur.

Mais le prestige ne paie ni les infrastructures, ni la formation, ni le développement du football national.

Pour certaines fédérations africaines, le véritable enjeu pourrait donc être de passer d'une logique :

« Nous avons l'honneur d'affronter l'Argentine »

à une logique beaucoup plus professionnelle :

« Nous participons à un produit qui génère de l'argent. Quelle part de cette valeur revient à notre football ? »

C'est peut-être là que se trouve le véritable déséquilibre révélé par ces matchs amicaux.

Pas dans les 90 minutes.

Mais dans la répartition de la valeur avant même que le ballon commence à rouler.

 

 

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Argentine matchs amicaux Afrique

 

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FAQ — ARGENTINE, AFRIQUE ET BUSINESS DES MATCHS AMICAUX

Pourquoi l’Argentine affronte-t-elle des sélections africaines en match amical ?
Plusieurs facteurs entrent en jeu : disponibilité des adversaires, calendrier international, préparation sportive, logistique et économie des rencontres. La difficulté à programmer certaines grandes nations européennes en raison notamment de la Nations League réduit également les possibilités. Sur le plan commercial, certaines fédérations plus modestes peuvent accepter des conditions financières moins importantes pour obtenir une affiche prestigieuse contre l’Argentine.

Le Burkina Faso et le Bénin ont-ils été payés pour affronter l’Argentine ?
Selon les informations rapportées par plusieurs médias et par le journaliste Romain Molina, ces fédérations n’auraient pas bénéficié d’un cachet de participation dans les conditions initialement négociées. Les contrats complets n’étant pas publics, il convient cependant d’attribuer ces informations aux sources qui les ont révélées.

Cela signifie-t-il que les matchs ne coûtent rien à l’Argentine ?
Non. La prise en charge du transport, de l’hébergement, de la restauration et de différents frais logistiques représente un coût. Des agences et intermédiaires peuvent également être rémunérés pour organiser les rencontres.

Les fédérations africaines reçoivent-elles une partie de la billetterie ou des droits TV ?
Dans les accords concernant certaines rencontres évoquées par Romain Molina, aucun partage de la billetterie ou des droits TV avec les fédérations invitées n’aurait été prévu. Cela ne signifie pas que ce fonctionnement s’applique à tous les matchs amicaux impliquant une sélection africaine.

Pourquoi une fédération accepterait-elle de jouer sans cachet ?
Affronter l’Argentine offre du prestige, une exposition internationale et une expérience sportive rare pour les joueurs. Si le voyage et le séjour sont intégralement pris en charge, une fédération peut considérer que ces avantages justifient sa participation. La question économique consiste ensuite à déterminer si cette valeur indirecte compense l’absence de revenus directs.

Pourquoi certaines fédérations africaines peuvent-elles être économiquement perdantes ?
Parce qu’elles participent à la création d’un événement susceptible de générer billetterie, droits médias, sponsoring et exposition commerciale sans nécessairement recevoir une part directe de ces revenus. Elles peuvent donc apporter une valeur sportive au produit tout en captant une faible partie de sa valeur économique.

Quel est le rôle des agences et intermédiaires ?
Ils peuvent rechercher les adversaires, négocier les conditions, organiser les déplacements et coordonner la logistique. Leur intervention soulève une question centrale : quelle part du budget consacré à l’organisation arrive effectivement à la fédération et aux joueurs invités ?

L’Argentine paie-t-elle toujours ses adversaires africains de cette manière ?
Non. Il ne faut pas généraliser. Les conditions sont négociées rencontre par rencontre et peuvent être très différentes.

L’Angola avait-il payé pour affronter l’Argentine ?
Oui. Pour le match organisé à Luanda en novembre 2025, plusieurs médias ont rapporté que la venue de l’Argentine représentait une dépense de plusieurs millions pour la partie angolaise. Ce cas illustre le modèle inverse : lorsqu’un pays souhaite faire venir l’Albiceleste, la valeur commerciale de l’Argentine lui permet de réclamer un important cachet.

Pourquoi l’Argentine possède-t-elle autant de pouvoir de négociation ?
Son palmarès, son audience internationale, ses joueurs et sa puissance commerciale donnent à l’AFA un actif particulièrement attractif. Une fédération souhaitant affronter l’Argentine ne possède pas nécessairement une capacité de négociation équivalente.

Peut-on dire que l’Argentine exploite financièrement le football africain ?
Ce serait aller au-delà des éléments établis. Les informations disponibles permettent d’étudier un rapport de force économique très déséquilibré dans certains accords, mais pas d’affirmer l’existence d’un système généralisé d’exploitation des fédérations africaines.

Comment les fédérations africaines pourraient-elles mieux valoriser ces rencontres ?
En renforçant notamment leur capacité de négociation commerciale : minimum garanti, partage de certaines recettes lorsque cela est pertinent, standards logistiques contractuels, contrôle des commissions et transparence concernant les intermédiaires. L’enjeu est de considérer une sélection nationale non seulement comme un actif sportif, mais également comme un actif économique à valoriser.

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