La tension entre le football marocain et la Confédération africaine de football est loin de retomber. Dans un communiqué publié ce mardi, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a annoncé avoir officiellement interjeté appel des sanctions prononcées par la CAF à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations.
Selon la FRMF, les décisions disciplinaires prises ne seraient pas « proportionnelles à la gravité et à la dangerosité réelles des événements », ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans un dossier déjà sensible.
Une décision lourde de sens pour le Maroc
Pour les dirigeants marocains, cet appel est avant tout un acte de défense institutionnelle. La FRMF estime que le contexte, la gestion globale de la finale et la responsabilité partagée autour des incidents n’ont pas été suffisamment pris en compte.
Mais cette démarche n’est pas sans risque. En choisissant de contester officiellement les sanctions, le Maroc s’expose à une issue incertaine :
▪️une possible réduction ou annulation des sanctions,
▪️mais aussi, à l’inverse, une confirmation voire un durcissement des décisions initiales.
Un appel qui peut tout changer… ou tout compliquer
Sur le plan humain, cette situation illustre un dilemme classique du football international :
faut-il se taire pour apaiser, ou se battre au risque d’aggraver la situation ?

Créateur : Siphiwe Sibeko | Crédits : REUTERS
Le Maroc, fort de son poids croissant sur la scène africaine et mondiale, semble avoir choisi la voie de la confrontation juridique. Une stratégie assumée, mais qui dépendra largement de l’interprétation des instances d’appel de la CAF.
Dans ce type de procédure, aucune issue n’est garantie, même pour une fédération influente. L’histoire récente du football africain a montré que les appels pouvaient parfois aboutir… comme échouer brutalement.
Une relation toujours sous tension avec la CAF
Cet épisode confirme une réalité : les relations entre la FRMF et la CAF traversent une période de frottements récurrents, nourris par des décisions arbitrales, disciplinaires et institutionnelles régulièrement contestées.
La finale de la CAN n’a donc pas seulement laissé une trace sportive, mais aussi un contentieux politique et symbolique, dont l’issue pourrait peser sur les rapports futurs entre le Maroc et les instances africaines.
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