Le match nul concédé par Arsenal sur la pelouse de Wolverhampton (2-2) ne s’explique pas uniquement par un relâchement défensif. L’analyse des pass maps de David Raya entre la première et la seconde période met en lumière une bascule nette dans le contrôle du jeu.
UNE PREMIÈRE PÉRIODE SOUS CONTRÔLE
Lorsque les Gunners menaient 2-0, David Raya affichait une distribution propre et structurée.
La carte de passes du logiciel Opta Analyst montre :
• 6 passes tentées
• 4 réussies
• 67 % de précision

Passe map Opta Analyst
Ses relances étaient majoritairement courtes ou orientées vers des zones sécurisées, permettant à Arsenal de conserver la possession et d’installer son jeu positionnel.
Le tempo était maîtrisé, et Wolverhampton peinait à enclencher un pressing efficace.
UNE SECONDE PÉRIODE MARQUÉE PAR LA PRESSION
Après la réduction du score des Wolves et la montée en intensité du pressing, le profil de distribution de Raya change radicalement.
Les données montrent :
• 15 passes tentées
• 5 réussies
• 33 % de précision

La majorité des relances deviennent longues, souvent forcées, avec un taux d’échec élevé.
La pass map révèle des trajectoires plus directes et moins contrôlées, signe d’une difficulté à ressortir proprement le ballon sous pression.
Cette perte de maîtrise dans la première relance a contribué à rendre le ballon à Wolverhampton plus rapidement, augmentant les phases défensives d’Arsenal et favorisant la dynamique adverse.
UN TOURNANT DANS LA DYNAMIQUE DU MATCH
La dégradation statistique entre les deux périodes illustre un basculement psychologique et tactique :
• Arsenal passe d’un jeu contrôlé à un jeu subi
• Raya est contraint de jouer plus long et plus vite
• Le taux de passes ratées double
Dans un système basé sur la construction depuis l’arrière, la précision du gardien devient un indicateur clé de la capacité d’une équipe à gérer la pression.
UNE LECTURE DATA DU RETOUR DES WOLVES
Le retour à 2-2 de Wolverhampton s’inscrit dans cette séquence :
moins de maîtrise dans la relance, plus de ballons rendus, davantage de situations défensives à gérer.
Sans être l’unique facteur du résultat, la chute de précision de David Raya en seconde période reflète la perte de contrôle d’Arsenal et l’incapacité à casser le momentum adverse.
La data confirme ce que le terrain a suggéré : lorsque la première relance vacille, tout l’édifice positionnel est fragilisé.
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