Rédaction | Roger Pennyworth
Pendant des décennies, la hiérarchie du football africain s’est construite autour de quelques institutions historiques. Al Ahly et Zamalek en Égypte, l’Espérance de Tunis, le Raja et le Wydad Casablanca au Maroc ou encore le TP Mazembe en République démocratique du Congo ont successivement incarné cette puissance continentale. Depuis l’Afrique du Sud, un autre modèle s’est progressivement installé au sommet : celui de Mamelodi Sundowns.
L’ascension des « Brazilians » ne repose pas sur un succès soudain. Elle résulte de plus de vingt années d’investissements, de recrutement, de structuration sportive et de recherche de compétitivité continentale. En 2026, cette stratégie a atteint un nouveau palier. Sundowns a remporté sa deuxième Ligue des champions de la CAF, après celle de 2016, encaissé une prime record de 6 millions de dollars et obtenu son accès à plusieurs compétitions internationales. Quelques mois plus tard, le club sud-africain a battu Al Ahli d’Arabie saoudite en Coupe intercontinentale de la FIFA.
Derrière les trophées apparaît désormais une question qui dépasse le terrain : comment Mamelodi Sundowns a-t-il transformé l’investissement sportif en une véritable machine économique capable de rivaliser avec les grandes puissances du football africain ?
LE TOURNANT PATRICE MOTSEPE

©Backpagepix 2025, Crédits : BackpagePix
L’histoire de Sundowns ne commence pas avec Patrice Motsepe. Le club remonte aux années 1960 et avait déjà remporté plusieurs championnats avant son arrivée. Mais le changement d’échelle économique intervient au début des années 2000. Patrice Motsepe entre au capital en 2003 aux côtés de la famille Tsichlas, avant de porter sa participation à 100 % en 2004. Le club adopte alors définitivement le nom de Mamelodi Sundowns, renforçant son identification à son environnement historique.
Motsepe apporte surtout au projet une capacité financière inhabituelle à l’échelle du football sud-africain. Entrepreneur ayant bâti une partie importante de sa fortune dans l’industrie minière, il accompagne une politique visant à installer Sundowns durablement parmi les meilleurs clubs du pays puis du continent. Les résultats ne sont pas immédiats à l’échelle africaine, mais le club commence rapidement à retrouver le sommet national, remportant notamment les championnats 2005/06 et 2006/07.
L’objectif va progressivement devenir plus ambitieux. Il ne s’agit plus simplement de gagner en Afrique du Sud. Sundowns veut devenir une puissance africaine.
INVESTIR DANS LES JOUEURS AVANT DE MONÉTISER LES RÉSULTATS
Le modèle économique de Sundowns diffère de celui de clubs comme le FC Porto. Porto s’est historiquement spécialisé dans l’identification de joueurs susceptibles d’être revendus beaucoup plus cher aux grands championnats européens. Sundowns utilise davantage sa puissance financière pour construire et conserver un effectif capable de dominer son marché domestique et de participer régulièrement aux compétitions africaines.
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Le club reconnaît lui-même avoir réalisé au fil des années des investissements importants pour recruter, former et développer des joueurs sud-africains, africains et sud-américains. Cette stratégie ne concerne pas uniquement l’équipe première : Sundowns affirme également investir dans ses académies et dans le développement du football masculin et féminin.
Il serait cependant trompeur de présenter Sundowns comme un club dont la rentabilité repose essentiellement sur le trading de joueurs. Les données financières détaillées du club ne sont pas publiquement disponibles avec un niveau permettant d’établir précisément son chiffre d’affaires, sa masse salariale ou le rendement financier de ses investissements sportifs. Ce que l’on peut documenter, en revanche, est une stratégie dans laquelle la qualité de l’effectif permet d’accéder de façon répétée aux compétitions les plus rémunératrices du football africain et, désormais, mondial.
2016 : LE PREMIER BASCULEMENT CONTINENTAL
Le premier grand changement de dimension intervient sous Pitso Mosimane. En 2016, Sundowns remporte pour la première fois la Ligue des champions de la CAF. Après avoir battu Zamalek 3-0 lors de la finale aller en Afrique du Sud, les Sud-Africains résistent au retour en Égypte malgré une défaite 1-0 et deviennent champions d’Afrique sur un score cumulé de 3-1.
Cette victoire modifie le statut du club. Sundowns n’est plus seulement une puissance sud-africaine disposant de moyens importants : il possède désormais une légitimité continentale. Le club remporte ensuite la Supercoupe de la CAF en 2017 et continue d’accumuler les participations aux compétitions africaines.
La transformation prend cependant une dimension encore plus importante sur le marché domestique.
HUIT CHAMPIONNATS CONSÉCUTIFS : LA DOMINATION COMME ACTIF ÉCONOMIQUE
Entre 2017/18 et 2024/25, Mamelodi Sundowns remporte huit championnats sud-africains consécutifs. Le huitième est officiellement assuré en mai 2025. Il s’agit alors du 18e titre de champion de l’histoire du club selon la Premier Soccer League.
Cette domination produit plus qu’un palmarès. Elle permet au club de maintenir une visibilité permanente, de participer régulièrement aux compétitions continentales et de construire une image associée à la performance. La répétition des titres réduit également l’incertitude sportive : chaque nouvelle qualification continentale donne à Sundowns une nouvelle possibilité de générer des primes, de renforcer sa marque et d’exposer ses joueurs.

La série s’arrête néanmoins en 2025/26. Orlando Pirates termine champion avec un point d’avance sur Sundowns. Cette interruption est importante pour comprendre le modèle : la puissance économique ne garantit jamais la victoire. Mais au moment même où Sundowns perd son titre national, le club franchit un nouveau palier continental en remportant la Ligue des champions.
Le centre de gravité de sa croissance commence ainsi à dépasser le seul marché sud-africain.
L’AFRICAN FOOTBALL LEAGUE : 4 MILLIONS DE DOLLARS ET UN NOUVEAU SIGNAL
En 2023, Sundowns remporte la première édition de l’African Football League. Le club élimine Petro de Luanda, puis Al Ahly, avant de battre le Wydad Casablanca en finale. Selon le rapport annuel de la CAF, cette victoire rapporte 4 millions de dollars à Sundowns.
Ce chiffre est essentiel car il illustre l’évolution économique du football africain. Les compétitions continentales commencent à distribuer des montants susceptibles de modifier significativement l’économie des clubs qui parviennent régulièrement dans les derniers tours.

©Backpagepix 2025, Crédits : BackpagePix,
Pour Sundowns, le cercle devient alors particulièrement intéressant : investir pour disposer d’un effectif compétitif augmente les chances de gagner, et gagner donne accès à des revenus qui peuvent à leur tour contribuer au financement du développement sportif.
LA COUPE DU MONDE DES CLUBS 2025 CHANGE L’ÉCHELLE
La Coupe du monde des clubs 2025 constitue probablement l’un des meilleurs exemples de cette nouvelle économie. La FIFA avait prévu une enveloppe totale de 1 milliard de dollars pour la compétition. Chaque représentant africain recevait 9,55 millions de dollars au titre de sa participation. À cela s’ajoutaient 2 millions de dollars par victoire et 1 million par match nul en phase de groupes.
Sundowns bat Ulsan HD 1-0, s’incline 4-3 contre le Borussia Dortmund puis obtient un match nul 0-0 contre Fluminense. Le club est éliminé au premier tour, mais ses résultats permettent de calculer directement sa dotation sportive selon le barème officiel de la FIFA : 9,55 millions de dollars de participation + 2 millions pour la victoire + 1 million pour le match nul, soit 12,55 millions de dollars.
Pour un club africain, l’enjeu dépasse largement les trois matchs disputés aux États-Unis. Sundowns s’est retrouvé sur la même scène que Dortmund et Fluminense, face à une audience internationale que le championnat sud-africain ne peut pas reproduire seul.
La compétition produit également un autre effet économique potentiel : l’exposition des joueurs. Après le Mondial des clubs, Sundowns a publiquement confirmé avoir reçu des demandes de clubs intéressés par certains de ses joueurs. Le club n’a pas détaillé toutes ces approches ni leur valeur financière, mais cette déclaration montre comment une compétition mondiale peut transformer une performance sportive en visibilité sur le marché des transferts.
2026 : 6 MILLIONS DE DOLLARS POUR REDEVENIR CHAMPION D’AFRIQUE
En mai 2026, Sundowns atteint une nouvelle fois la finale de la Ligue des champions. Après une victoire 1-0 contre l’AS FAR à Pretoria, le club obtient un nul 1-1 à Rabat et s’impose 2-1 sur l’ensemble des deux rencontres. Neuf ans et demi après son premier sacre, Sundowns devient champion d’Afrique pour la deuxième fois.
Cette fois, la récompense économique est beaucoup plus importante. La CAF a porté la prime du vainqueur de la Ligue des champions à 6 millions de dollars, contre 4 millions auparavant. Dans le même temps, l’investissement annuel de la CAF dans ses compétitions interclubs est passé de 19 millions de dollars en 2021 à plus de 48 millions en 2026, soit une progression de 153 %.
Sundowns se trouve donc dans une position particulièrement favorable : le club est devenu l’une des principales puissances sportives africaines précisément au moment où la valeur financière des compétitions continentales augmente.
PLUS DE 22 MILLIONS DE DOLLARS DE PRIMES SUR TROIS COMPÉTITIONS MAJEURES
En additionnant uniquement trois montants publics et directement documentables, l’échelle devient visible. Sundowns a reçu 4 millions de dollars pour sa victoire dans l’African Football League 2023, 12,55 millions de dollars issus du barème FIFA lors de la Coupe du monde des clubs 2025 et 6 millions de dollars pour sa victoire en Ligue des champions CAF 2025/26.
Cela représente 22,55 millions de dollars de dotations liées à ces trois compétitions.

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Ce total n’est pas le chiffre d’affaires du club. Il ne comprend ni les revenus domestiques, ni les contrats commerciaux, ni la billetterie, ni le merchandising, ni les éventuels revenus de transferts, et il ne permet pas non plus de déterminer les coûts engagés pour obtenir ces résultats. Mais il montre comment la réussite sportive de Sundowns commence à produire des flux financiers internationaux qui n’existaient pas à cette échelle lors des premières années du projet Motsepe.
DE L’ARGENT INVESTI À L’ARGENT GAGNÉ SUR LE TERRAIN
La mécanique économique de Sundowns peut ainsi être résumée par une chaîne différente de celle des clubs spécialisés dans le player trading :
CAPITAL → RECRUTEMENT ET STRUCTURATION → PERFORMANCE NATIONALE → QUALIFICATION CONTINENTALE → PERFORMANCE AFRICAINE → COMPÉTITIONS MONDIALES → PRIZE MONEY ET EXPOSITION → RÉINVESTISSEMENT
Cette boucle ne signifie pas que le club finance aujourd’hui intégralement ses opérations grâce à ses résultats sportifs. Les informations financières publiques disponibles ne permettent pas de l’affirmer. Elle montre en revanche qu’une partie de l’investissement initial peut désormais produire des revenus sportifs directs de plusieurs millions de dollars lorsque Sundowns atteint ou remporte les grandes compétitions.
Plus le football africain distribue de prize money, plus cette stratégie devient potentiellement puissante.
UNE MARQUE QUI DÉPASSE DÉSORMAIS L’AFRIQUE DU SUD
La transformation de Sundowns passe également par son identité. Le club est surnommé les « Brazilians », en référence notamment à ses couleurs jaune, bleu et vert et à une identité historiquement inspirée du football brésilien. Cette image est devenue un élément reconnaissable de la marque Sundowns.
La relation avec PUMA illustre cette exploitation commerciale de l’identité sportive. Pour la saison 2026/27, le nouvel équipement affiche désormais deux étoiles correspondant aux deux Ligues des champions remportées en 2016 et 2026. Le club commercialise plusieurs versions officielles du maillot à travers PUMA, son propre magasin et différents distributeurs.
Sundowns a également cité parmi ses partenaires des marques comme PUMA, Hyundai, Herbalife, Roc Nation, Red Bull et Southern Sun. Les montants de ces contrats n’étant pas publiquement détaillés dans les sources consultées, il serait impossible d’en mesurer précisément la contribution aux revenus du club. Leur présence montre néanmoins que le projet Sundowns possède désormais une dimension commerciale qui dépasse le simple financement d’une équipe professionnelle.
L’ACADÉMIE COMME DEUXIÈME PILIER
L’autre élément du modèle est le développement des joueurs. Sundowns insiste régulièrement sur ses investissements dans la formation. Le club cite notamment des joueurs comme Sphelele Mkhulise, Cassius Mailula, Percy Tau et Malibongwe Khoza parmi ceux ayant bénéficié de son système de développement. Dans le cas de Khoza, le club décrit un parcours de plus de dix années entre ses structures de jeunes et l’équipe professionnelle.
En février 2026, Sundowns a également lancé les Mamelodi Sundowns Soccer Schools avec Global Soccer Schools International. Le réseau annoncé doit concerner plus de 6 000 enfants, principalement en Afrique du Sud mais également via une implantation à Manchester au Royaume-Uni, pour des jeunes âgés de 4 à 15 ans.
Cette stratégie permet au club de travailler simultanément sur plusieurs dimensions : détection, formation, identité de jeu, présence territoriale et création d’un vivier susceptible d’alimenter à terme l’équipe première.
SUNDOWNS N’EST PAS ENCORE AL AHLY
Il serait néanmoins excessif de considérer que Sundowns a déjà remplacé les grandes institutions historiques du continent. Al Ahly reste, par exemple, très largement le club le plus titré de l’histoire de la Ligue des champions avec douze trophées. Sundowns n’en possède que deux.
Le classement CAF 2025 plaçait encore Al Ahly premier avec 78 points et Sundowns deuxième avec 62. Mais la situation sportive a évolué depuis : Sundowns a remporté la Ligue des champions 2025/26 et figure parmi les trois clubs les mieux classés exemptés du premier tour préliminaire de l’édition 2026/27.
La distinction est importante. Être actuellement l’une des équipes africaines les plus performantes ne signifie pas automatiquement posséder la plus grande audience, la plus grande base de supporters ou la plus forte valeur commerciale du continent. En l’absence d’une mesure indépendante et homogène couvrant l’ensemble des audiences TV, streaming et numériques des clubs africains, il serait notamment imprudent de présenter Sundowns comme « le club le plus vu d’Afrique » sans définir précisément la période et la métrique utilisées.
LA PROCHAINE FRONTIÈRE : LE FOOTBALL MONDIAL
La victoire en Ligue des champions 2026 ne rapporte pas seulement 6 millions de dollars. Elle qualifie Sundowns pour la Coupe du monde des clubs 2029 et pour la Coupe intercontinentale de la FIFA 2026.
Et Sundowns a déjà transformé cette qualification en résultat sportif majeur. Le 19 septembre 2026 à Pretoria, le champion d’Afrique a battu Al Ahli 2-1, champion d’Asie en titre, grâce à deux buts de Nuno Santos. Sundowns a ainsi remporté la FIFA African-Asian-Pacific Cup et s’est qualifié pour l’étape suivante de la Coupe intercontinentale.
Ce résultat constitue une nouvelle étape dans l’internationalisation du projet. Sundowns ne cherche plus uniquement à prouver qu’il peut dominer l’Afrique du Sud ou gagner en Afrique. Il joue désormais des rencontres officielles contre des champions issus d’autres continents.
LE PARADOXE MOTSEPE
Il existe enfin une particularité institutionnelle impossible à ignorer. Patrice Motsepe, qui a pris le contrôle de Sundowns au début des années 2000, est devenu président de la Confédération Africaine de Football en 2021. La présidence opérationnelle du club est aujourd’hui assurée par son fils Tlhopie Motsepe, officiellement présenté comme Chairman de Mamelodi Sundowns.
Cette situation impose de distinguer strictement les deux institutions lorsqu’on analyse l’évolution économique du football africain. La hausse des dotations de la CAF bénéficie à l’ensemble des clubs engagés selon les règles des compétitions, et les chiffres publiés montrent une augmentation globale de l’investissement dans le football interclubs africain. Sundowns, parce qu’il atteint régulièrement les derniers tours et remporte des compétitions, fait partie des clubs qui captent une part importante de ces nouvelles dotations. Aucun élément présenté ici ne permet d’en déduire un traitement particulier du club.
LE FOOTBALL AFRICAIN CHANGE, ET SUNDOWNS EST IDÉALEMENT POSITIONNÉ
Le contexte économique compte autant que la stratégie du club. En cinq ans, la CAF a fait passer son investissement annuel dans ses compétitions interclubs de 19 à plus de 48 millions de dollars. La FIFA a parallèlement lancé une Coupe du monde des clubs dont la dotation 2025 atteignait 1 milliard de dollars. Pour la première fois, un club africain capable de dominer régulièrement son championnat et de rester parmi les meilleures équipes du continent peut accéder de manière répétée à des flux financiers internationaux beaucoup plus importants qu’auparavant.
Sundowns a construit sa puissance sportive avant cette explosion des dotations. C’est précisément ce qui lui donne aujourd’hui un avantage : la structure était déjà compétitive lorsque l’argent des compétitions africaines et mondiales a commencé à augmenter.
DE CLUB DOMINANT À ENTREPRISE FOOTBALLISTIQUE INTERNATIONALE
Le véritable enjeu des prochaines années sera donc moins de savoir si Mamelodi Sundowns peut encore acheter de bons joueurs que de déterminer si le club peut transformer ses performances en une organisation économiquement plus autonome et internationalement reconnue.
Les fondations sont visibles : une propriété stable depuis plus de vingt ans, une politique d’investissement dans l’effectif, une académie structurée, huit championnats consécutifs entre 2017/18 et 2024/25, deux Ligues des champions CAF, une African Football League, des partenaires commerciaux internationaux, deux participations à la Coupe du monde des clubs dans son histoire et désormais une présence dans la nouvelle économie mondiale des compétitions FIFA.
Mais l’étape suivante est plus difficile : convertir durablement la performance en revenus commerciaux, développer une audience internationale, augmenter la valeur de la marque et maintenir la compétitivité sans dépendre uniquement de la capacité financière de son propriétaire.
C’est probablement là que se jouera la prochaine phase de l’histoire de Mamelodi Sundowns.
Pendant vingt ans, l’argent a contribué à construire une équipe capable de gagner. Désormais, les victoires commencent elles-mêmes à générer suffisamment d’argent, d’exposition et d’opportunités pour renforcer le système qui les a produites.
C’est ce passage de l’investissement à la création de valeur qui pourrait constituer la transformation économique la plus importante de l’histoire de Mamelodi Sundowns.
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FAQ — MAMELODI SUNDOWNS : MODÈLE ÉCONOMIQUE ET ASCENSION
Qui possède Mamelodi Sundowns ?
Patrice Motsepe a pris le contrôle de Mamelodi Sundowns au début des années 2000 et est devenu propriétaire à 100 % en 2004. Depuis son accession à la présidence de la Confédération Africaine de Football en 2021, la présidence opérationnelle de Sundowns est assurée par son fils Tlhopie Motsepe.
Comment Mamelodi Sundowns est-il devenu l’un des clubs dominants d’Afrique du Sud ?
L’ascension de Sundowns repose sur une stratégie construite sur plusieurs années : investissements dans l’effectif, recrutement de joueurs sud-africains et étrangers, développement de la formation et recherche constante de performances nationales et continentales. Entre 2017/18 et 2024/25, Sundowns a remporté huit championnats sud-africains consécutifs.
Combien de Ligues des champions CAF Mamelodi Sundowns a-t-il remportées ?
Mamelodi Sundowns compte deux Ligues des champions de la CAF, remportées en 2016 et 2026. Le deuxième titre est arrivé lors de la saison 2025/26 face à l’AS FAR.
Combien Sundowns a-t-il gagné en remportant la Ligue des champions CAF 2025/26 ?
La CAF a fixé à 6 millions de dollars la prime attribuée au vainqueur de la Ligue des champions 2025/26. Cette augmentation intervient dans un contexte de croissance des investissements de la CAF dans ses compétitions interclubs.
Combien Mamelodi Sundowns a-t-il gagné à la Coupe du monde des clubs 2025 ?
Selon le barème publié par la FIFA, les représentants africains recevaient 9,55 millions de dollars de participation, auxquels s’ajoutaient 2 millions par victoire et 1 million par match nul en phase de groupes. Avec une victoire contre Ulsan HD et un nul contre Fluminense, Sundowns a ainsi atteint 12,55 millions de dollars de dotations liées à la compétition.
Combien Sundowns a-t-il gagné avec l’African Football League ?
Sundowns a remporté la première African Football League en 2023 en battant le Wydad Casablanca en finale. Le vainqueur a reçu 4 millions de dollars.
Sundowns a-t-il réellement généré 22,55 millions de dollars grâce à trois compétitions ?
Oui, en additionnant uniquement trois dotations documentées : 4 M$ pour l’African Football League 2023, 12,55 M$ pour la Coupe du monde des clubs 2025 et 6 M$ pour la Ligue des champions CAF 2025/26, on obtient 22,55 M$. Ce montant ne correspond toutefois pas au chiffre d’affaires total du club et ne tient pas compte de ses dépenses.
Quel est le modèle économique de Mamelodi Sundowns ?
Le modèle repose largement sur une combinaison entre investissement dans le football, qualité de l’effectif, domination nationale, qualification aux compétitions continentales, prize money et exposition internationale. Contrairement à certains clubs spécialisés dans l’achat et la revente de joueurs, Sundowns a notamment utilisé sa puissance financière pour construire des équipes capables de gagner régulièrement.
Sundowns est-il le club le plus riche d’Afrique ?
Les données financières publiques disponibles ne permettent pas d’établir proprement que Sundowns est aujourd’hui le club le plus riche d’Afrique. Le club dispose d’une importante capacité d’investissement et génère des dotations significatives grâce à ses performances, mais une comparaison rigoureuse nécessiterait des comptes financiers homogènes et récents pour les principaux clubs africains.
Mamelodi Sundowns est-il le club le plus regardé d’Afrique ?
Il n’existe pas actuellement de mesure publique, indépendante et homogène permettant d’affirmer que Sundowns est le club africain le plus regardé toutes plateformes confondues. Audience télévisée, streaming, réseaux sociaux et nombre de supporters sont des métriques différentes. Une telle affirmation doit donc être accompagnée d’une source, d’une période et d’une métrique précises.
Pourquoi Patrice Motsepe est-il important dans l’histoire de Sundowns ?
Son arrivée a accompagné le changement d’échelle du club. Les investissements réalisés sous son contrôle ont contribué au développement de l’effectif, de la formation et des structures sportives. Patrice Motsepe est ensuite devenu président de la CAF en 2021, tandis que Tlhopie Motsepe a pris la présidence de Sundowns.
Sundowns peut-il devenir une marque mondiale du football ?
Le club dispose désormais de plusieurs leviers pour développer sa visibilité internationale : succès en Ligue des champions CAF, participation aux compétitions FIFA, partenariats commerciaux et exposition de ses joueurs à l’étranger. Sa qualification pour la Coupe du monde des clubs 2029 lui donnera une nouvelle plateforme mondiale. Cela ne permet toutefois pas de prédire l’ampleur future de sa marque ou de ses revenus.
Quelle est la prochaine étape du modèle Sundowns ?
L’enjeu économique est désormais de transformer durablement les performances sportives en revenus commerciaux, développement de la marque, valorisation des joueurs et audience internationale, tout en maintenant la compétitivité de l’équipe. C’est cette transition entre capital investi et création récurrente de valeur qui déterminera la prochaine phase du développement économique de Mamelodi Sundowns.